Ce qui reste quand on reste – Quand l’attente devient présence
Sans réfléchir, j’ai suivi la petite file qui se formait vers l’autel. On m’a tendu l’hostie. Pas d’émotion particulière. Pas de musique intérieure. Juste un peu de farine sur mes doigts, une bribe de pain qui se délitait et l’odeur de la cire qui coulait sur les bougies.
Mais en posant cette parcelle sur ma langue, j’ai senti quelque chose d’étrange : la sensation, sans preuve ni raison, de ne plus être seul. Pas une voix céleste. Pas une illumination. Quelque chose comme une main posée sur une épaule qu’on croyait vide.
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