Extraits de l’interview donnée par Philippe de Villiers à Valeurs actuelles à propos de Macron :
“C’est quelqu’un – je le connais depuis 2016 – (…) avec qui on a eu des discussions hautes en couleur, mais qui porte des convictions – certaines qui sont irréconciliables et d’autres qui permettent une confrontation utile. Je pense hélas, qu’il n’habite pas la fonction et se trompe d’urgence (…)
J’avais l’espoir naïf, comme tant d’autres, qu’Emmanuel Macron aurait compris cette mission métapolitique (…) J’ai même pensé, dans les premiers temps, au Louvre, puis avec Trump sur les Champs-Élysées et Poutine à Versailles, que le nouveau président allait pratiquer la verticalité régalienne et déposer sur son chemin les petits cailloux symboliques des grandeurs françaises. Il n’est pas aligné sur mes idées et je ne suis pas aligné sur les siennes (…) Le Président de la République a une mission vitale : sauver la civilisation française (…)
Quand j’ai vu la fête de la musique à l’Élysée avec les transexuels en résille, et le doigt d’honneur des Antilles, j’ai compris qu’il n’avait pas compris. Il a installé sur les marches de l’Élysée des gens qui ont insulté la fonction. Il a donc perdu sa sacralité ce soir-là.
Je pense aujourd’hui qu’il est peut-être le phénomène ultime de l’accomplissement de cette hybridation, unique dans l’Histoire, de l’extrême-centre, caractérisé par le rejet de la politique, et du marketing, qui est son effacement au profit de l’image (…) de ce point de vue, Macron s’est “sarkoïzé” à vitesse grand V
J’ai entendu notre président dénoncer “la lèpre populiste”. Je lui réponds: “Emmanuel, je porte ma crécelle, je suis lépreux.” Être progressiste, aujourd’hui, c’est être pour l’enfant sans père, pour l’abolition de toute frontière, de tout État, de toute souveraineté, pour le glyphosate, le multiculturalisme qui conduit à des sociétés multidécolorés?”

Gaudete
tout cela est vraiment le portrait de notre dictateur en culottes courtes, incompétent notoire qui n’a rien à faire à la place où il est!
Meltoisan
Je n’ajouterai presque rien, Gaudette ayant quasiment tout dit.
Seulement un petit commentaire sur cette phrase de Philippe de Villiers : “J’avais l’espoir naïf, comme tant d’autres…”. Je suis d’accord sur la naïveté dont il a fait preuve sur le plan politique pendant toute sa carrière, mais pas sur le plan entrepreneurial où on ne peut qu’être admiratif (Puy du Fou, anneau de Jeanne d’Arc, …).
En revanche, je n’ai jamais appartenu au groupe du “comme tant d’autres…”.
Hélène Champagne
Dans cette citation latine c’est le fait de persévérer dans l’erreur qui est diabolique, pas la personne qui se comporte ainsi. Dire que Philippe de Villiers est diabolique me semble pour le moins exagéré. En revanche, sa naïveté première à l’égard de Macron m’a surprise et déçue, car jusqu’alors j’appréciais ses analyses lucides sur la situation de la France… et moi qui connais bien moins la politique que lui (et depuis moins longtemps), je n’étais pas tombée dans le panneau du candidat Macron.
Cependant faute avouée est à moitié pardonnée… et même complètement, en l’occurrence. Toutefois je reste étonnée qu’il se soit ainsi trompé, et pendant plus d’un an, sur le personnage…