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Alliance VITA appelle à regarder en face la réalité de l’avortement

Communiqué d’Alliance Vita :

L’Assemblée nationale a adopté le projet de réforme constitutionnelle qui vise à inscrire la « liberté garantie » de la femme de recourir à l’IVG. Alliance VITA dénonce un détournement de la constitution vers un droit opposable à l’avortement et déplore une approche qui ignore les difficultés qui poussent à l’avortement.

Le garde des Sceaux a eu beau s’en défendre lors de l’examen du texte en séance, le risque est grand de voir détricoté le cadre législatif à l’avenir. Les révisions successives de la loi de 1975 relative à la dépénalisation de l’avortement ont progressivement supprimé les aides, les informations, l’accompagnement, le critère de détresse autrement dit les mesures qui visaient à protéger les femmes des pressions extérieures et de la précipitation vers un acte irréversible et loin d’être anodin.

Pire, aucune évaluation de l’impact de ces dispositions législatives sur la vie des femmes n’a été menée alors même que les conditions économiques se sont détériorées ces dernières années. La surenchère s’est tellement intensifiée au fur et à mesure des années qu’on ne peut compter sur les promesses d’un gouvernement face aux partisans d’un droit « sans contrainte » comme l’a revendiqué la présidente du Planning Familial.

Comment peut-on croire de bonne foi qu’une fois l’IVG inscrite dans la Constitution, des libertés garanties par la loi comme la clause de conscience spécifique des soignants ne soient pas supprimées comme cela a été encore tenté en 2022 par la loi d’allongement des délais ?

Comment garantir qu’on n’aboutira pas à des avortements sans délai ou selon le sexe du fœtus ?

Pour Alliance VITA qui accompagne des femmes en difficulté depuis plus de 20 ans, inscrire l’IVG dans la Constitution est non seulement injustifié et dangereux mais aussi totalement à côté de l’urgence sociale.

Ce projet de constitutionnalisation fait l’impasse sur une véritable politique de prévention. Rappelons que Simone Veil, elle-même, présentait ainsi son projet en 1975 : « si le projet […] admet la possibilité d’une interruption de grossesse, c’est pour la contrôler et, autant que possible, en dissuader la femme. » Aujourd’hui encore, 73% des Français pensent que « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l’IVG » (sondage IFOP 2020).

Alliance VITA appelle à regarder en face la réalité de l’avortement en évaluant ses causes et ses conséquences et en mettant en place une véritable politique de prévention.

Les gauchistes de Marseille ont peur de Ludovine de La Rochère

Le Syndicat de la Famille 13 a le plaisir de vous convier à la conférence sur

Le wokisme, un danger pour la famille ? Décrypter le wokisme pour s’en protéger

Jeudi 1er février à 19h30 A l’EMD – Rue Joseph Biaggi, à Marseille

Or, des partis politiques, des adjoints au maire de la ville et le lobby LGBTXYZ prétendent empêcher cette conférence donnée par Ludovine de La Rochère :

 

A la remorque de l’extrême-gauche, le journal La Provence se lance dans la partie :

Évidemment, ils peuvent toujours crier et manifester devant, le maître mot du Syndicat de la famille c’est que l’on ne lâchera jamais, jamais, jamais.

Souvenez vous bien du nom des députés qui promeuvent la culture de mort

Communiqué de la Marche pour la vie :

L’Assemblée Nationale a voté hier mercredi 30 janvier 2024, par 493 voix pour et 30 voix contre, le projet de loi constitutionnelle relatif à la « liberté de recourir à L’IVG ».

Si ce vote est hélas sans surprise, compte tenu du rapport des forces à l’Assemblée Nationale et de la couardise du plus grand nombre pour défendre la culture de vie, nous voulons honorer les 30 députés courageux qui s’y sont opposés : 15/62 LR, 12/88 RN, 2/5 Non-inscrits et 1/22 LIOT.

Nous vous joignons le résultat nominatif du scrutin. Nous pouvons remercier par courrier ou tout message adapté, les 30 députés qui s’y sont opposés. Nous pouvons aussi noter les députés qui ont voté pour, se sont abstenus ou étaient simplement absents. S’ils avalisent ce projet, comment leur faire confiance sur des enjeux différents, alors qu’ils ne sont pas capables de défendre l’enfant à naitre, ni de déployer aucune politique de prévention ?

Nous appelons maintenant une majorité au Sénat à rejeter ce texte le 28 février prochain, comme le souhaite le Président du Sénat, M. Gérard Larcher qui « est opposé à ce que l’IVG soit inscrite dans la Constitution. » Il ne pense pas que « l’IVG soit menacée en France et considère que la Constitution n’est pas un catalogue de droit sociaux et sociétaux ».

« L’avortement est un mal que l’on ne souhaite à personne, et comme tel ne peut- être ni une liberté ni un droit. Si le législateur voulait vraiment faire le bien, il mettrait en œuvre une politique de prévention de l’avortement ». G.Puppinck dans Valeurs Actuelles, 18 janvier 2024

Les lois qui autorisent et favorisent l’avortement et l’euthanasie sont entièrement dépourvues d’une authentique validité juridique

Les lois qui autorisent et favorisent l’avortement et l’euthanasie s’opposent, non seulement au bien de l’individu, mais au bien commun et, par conséquent, elles sont entièrement dépourvues d’une authentique validité juridique. En effet, la méconnaissance du droit à la vie, précisément parce qu’elle conduit à supprimer la personne que la société a pour raison d’être de servir, est ce qui s’oppose le plus directement et de manière irréparable à la possibilité de réaliser le bien commun. Il s’ensuit que, lorsqu’une loi civile légitime l’avortement ou l’euthanasie, du fait même, elle cesse d’être une vraie loi civile, qui oblige moralement.

Jean-Paul II, encyclique Evangelium vitae, n°72, 25 mars 1995

Avortement : le président du groupe sur les relations avec le Saint-Siège absent lors du vote

Le président du MoDem François Bayrou a pris ses distances avec le projet de loi visant à inscrire l’avortement dans la constitution, “alors même que, à ma connaissance, aucun courant politique ne remet en cause la loi Veil” de 1975. Trouvant “surprenant” que l’événement américain entraîne de telles réactions en France, l’ancien ministre s’est demandé s’il était “utile au pays, en ce moment, d’aller organiser un référendum sur cette question ?”.

C’est sans doute pour cela que Emmanuel Mandon, député Modem de la Loire et président du groupe d’études à vocation internationale sur les relations avec le Saint-Siège (sic !) s’est porté absent lors du vote hier.

Dans le silence épiscopal ambiant

On trouve un évêque à la retraite qui réagit au vote d’hier :

 

Les évêques sont souvent plus loquaces quand il s’agit de l’immigration. Chacun ses priorités. Mais ensuite il ne faut pas s’étonner si les Français pensent que l’Eglise est, en France, favorable à l’avortement.

30 députés votent contre le projet de loi visant à inscrire l’avortement dans la Constitution

Alors que le vote solennel sur la proposition de loi constitutionnelle relatif à la liberté de recourir à l’avortement a lieu ce soir après la déclaration de politique générale de Gabriel Attal, le site Orthodoxie publie la traduction intégrale du document « Sur l’inviolabilité de la vie humaine dès l’instant de la conception d’après l’Église orthodoxe russe », élaboré depuis 2017 par l’ensemble des diocèses, et adopté officiellement par l’Église orthodoxe russe lors de la session du Saint-Synode du 27 décembre dernier.

Laurent Panifous, ancien membre du Parti socialiste ayant refusé le ralliement à la NUPES, a indiqué au nom du groupe LIOT que le droit à l’avortement fait “pleinement parti de notre contrat social”. Il appelle à “anticiper “et à “ne pas prendre de risques”. “L’optimisme est une qualité qui ne doit pas nous mener à l’aveuglement”. Le groupe libertés, indépendants, Outre-mer et Territoires appelle à voter la rédaction de “compromis” du gouvernement.

Pour le groupe Renaissance, Sarah Tanzilli appelle à l’ “unité républicaine” et à voter le texte proposé. “C’est la société de demain que nous allons garantir”. “Ce texte, c’est rien et tout à la fois”, “il faut passer à l’acte maintenant”. “Voter pour ce bouclier protecteur, c’est faire preuve de responsabilité”. Elle salue une rédaction “équilibrée”, et de compromis, un texte qui fait “un pas vers l’autre pour la défense d’intérêts qui nous dépassent”, “un compromis entre la gauche, la majorité et la droite républicaine”.

Pour Mathilde Panot, “nous nous tenons à la porte de l’histoire”. Elle salue “une victoire arrachée de haute lutte”, “une revanche contre la honte, la clandestinité, la souffrance et la mort” des femmes. En votant la constitutionnalisation, nous votons “la fin d’une relégation”. Ce texte est un texte de “protection contre l’extrême droite”, une “promesse de sureté” qu’elle appelle à voter.

Côté RN, Pascale Bordes dénonce un “texte très éloigné des préoccupations des Français” et “inaudible” . “Comment consacrer autant de temps à un tel texte alors que le débat sur l’IVG a eu lieu il y a 50 ans et que 234 300 IVG ont été pratiquées en 2022? ” “Ce texte est une diversion” pour masquer les carences de notre système de santé. La Constitution ne peut être modifiée que par “le peuple souverain”. Ce texte devrait être soumis à un référendum. Elle dénonce un texte “inutile et à rebours des attentes”, une “opération de communication”, un artifice”. Le groupe RN laissera toutefois chacun voter en conscience. Marine Le Pen a toutefois demandé aux députés de son groupe de ne pas voter contre cette constitutionnalisation. Malgré cela, plusieurs députés RN ont voté contre.

L’Assemblée nationale a adopté ce projet par 493 voix contre 30 (546 votants dont 23 abstentions).

Détail des votes contre et des abstentions. Il y a eu plus de députés LR contre ce projet qu’au RN, alors qu’il y a moins d’élus LR :

RN :

Contre : 12

  • Bénédicte Auzanot
  • Christophe Bentz
  • Caroline Colombier
  • Grégoire de Fournas
  • Hervé de Lépinau
  • Marie-France Lorho
  • Yaël Menache
  • Pierre Meurin
  • Mathilde Paris
  • Lisette Pollet
  • Stéphane Rambaud
  • Laurence Robert-Dehault

Abstention: 14

  • Franck Allisio
  • Romain Baubry
  • Jorys Bovet
  • Frédéric Cabrolier
  • Nathalie Da Conceicao Carvalho
  • Jocelyn Dessigny
  • Daniel Grenon
  • Michel Guiniot
  • Jordan Guitton
  • Timothée Houssin
  • Aurélien Lopez-Liguori
  • Philippe Lottiaux
  • Joëlle Mélin
  • Caroline Parmentier

LR :

Contre : 14

  • Thibault Bazin
  • Anne-Laure Blin
  • Xavier Breton
  • Hubert Brigand
  • Josiane Corneloup
  • Marie-Christine Dalloz
  • Fabien Di Filippo
  • Christelle D’Intorni
  • Annie Genevard
  • Philippe Gosselin
  • Patrick Hetzel
  • Marc Le Fur
  • Jérôme Nury
  • Vincent Seitlinger
  • Nathalie Serre

Abstention: 4

  • Nicolas Forissier
  • Meyer Habib
  • Vincent Rolland
  • Jean-Louis Thiériot

MODEM : 2 abstentions :

  • Blandine Brocard
  • Vincent Bru

Après l’Assemblée, le Sénat examinera le texte d’ici un mois. Le président du Palais du Luxembourg, Gérard Larcher, a exprimé ses réserves, jugeant que « la Constitution n’est pas un catalogue de droits sociaux et sociétaux ». Un avis partagé par le patron du groupe LR, Bruno Retailleau, et par le chef de file des centristes, Hervé Marseille. En cas de divergence entre les deux Chambres, la navette parlementaire se poursuivra. Si, en revanche, le Sénat finit par adopter le texte dans les mêmes termes que l’Assemblée, le Parlement se réunira en Congrès à Versailles le 5 mars.

LIOT :

Contre: 1

  • Nathalie Bassire

Abstention: 2

  • Charles de Courson
  • Max Mathiasin

Non inscrits

Contre: 2

  • Véronique Besse
  • Emmanuelle Ménard

Abstention: 1

  • Nicolas Dupont-Aignan

N’hésitez pas à soutenir les députés qui ont voté contre ce projet de loi.

Tous ceux qui ont participé au Rosaire en fin de cortège de la Marche pour la Vie sont invités à se joindre aux prières de SOS Tout-Petits

Communiqué de SOS Tout-Petits :

Tous ceux qui ont participé au Rosaire en fin de cortège de la Marche pour la Vie sont invités à se joindre à SOS Tout-Petits pour une action plus durable, fidèle et régulière.

Les promoteurs des avortements, des PMA et de la mort programmée sont pugnaces. Nous devons l’être plus encore car leur force n’est faite que de notre faiblesse.

Prochains Rosaires publics à Paris à 14h30 le samedi, au croisement du boulevard du Montparnasse et de l’avenue de l’Observatoire, près de la statue du Maréchal Ney (RER B Port-Royal) :

  • 3 février
  • 9 mars
  • 27 avril

Chapelets en banlieue à 18h le vendredi :

  • 9 février : Poissy, place Georges Pompidou (sortie de la gare)
  • 22 mars : St Germain en Laye, près de l’entrée du parc du Château ( sortie du RER)
  • 5 avril : Maisons-Laffitte, en face de la mairie, avenue de Longueil (sortie du RER)

Quelle personne de bon sens peut admettre qu’on présente comme un progrès la promotion de la mise à mort discrétionnaire, à la demande d’une mère enceinte, du petit être humain qu’elle porte ? N’est-ce pas mieux de protéger le petit être humain pour l’élever et le chérir, plutôt que de le découper et lui écraser la tête pour le sortir et le tuer de vive force à 12 ou 14 semaines de gestation ? Les pauvres mères qu’on pousse à ces misères, alors qu’on devrait les aider et les secourir, notamment par une importante prime de naissance, sont aussi de malheureuses victimes. Si elles regrettent vraiment d’avoir cédé, la miséricorde de Dieu les attend.

Prions publiquement pour que ces horreurs cessent !

Jacques Bay, Vice-président de SOS Tout-Petits

Le grand remplacement n’existe pas mais il y aura une liste du parti du président turc Erdogan pour les Européennes en Allemagne

Selon la presse allemande, le Parti de la justice et du développement (AKP) du président turc Recep Tayyip Erdogan devrait se présenter… aux élections européennes outre-Rhin, via la candidature de l’Alliance démocratique pour la diversité et l’éveil, mouvement politique affilié à l’AKP.

L’Union chrétienne-démocrate (CDU) a critiqué cette candidature qui pourrait accroître l’influence de la Turquie au sein de l’Union européenne.

La FPEEI rappelle la primauté des parents dans l’éducation de leurs enfants

Voici le communiqué de la FPEEI (Fédération des Parents des Élèves des Écoles Indépendantes) suite l’entretien avec le ministère de l’Education nationale vendredi dernier. Il diffère un peu de celui de la Fondation pour l’Ecole car il insiste plus sur les points qui concernent les parents et moins sur les écoles:

Le Parlement européen montre comment protéger les frontières face aux flux migratoires

Ah non, c’est uniquement pour dissuader les agriculteurs d’entrer dans le Parlement à Bruxelles :

Grégoire de Fournas: “L’UE veut détruire nos agriculteurs !”

Grégoire de Fournas, viticulteur et député RN, revient sur la révolte des paysans. Sur le fauteuil rouge de Livre Noir, il se confie sur les problèmes qu’il rencontre au sein de son exploitation viticole et nous livre les propositions politiques qui pourraient sauver l’agriculture française.

Sommaire :

Pour écrire à vos Sénateurs

Cet article est une tribune libre, non rédigée par la rédaction du Salon beige. Si vous souhaitez, vous aussi, publier une tribune libre, vous pouvez le faire en cliquant sur « Proposer un article » en haut de la page.

Pour ceux qui comme moi n’ont pas trouvé le modèle de lettre pour écrire à leur Sénateur, il est encore temps. Voici un modèle possible. Le corps du texte est pour l’essentiel tiré de la lettre de Nicolas Tardy-Joubert, le président de la Marche pour la Vie, s’opposant à l’inscription du « droit à l’IVG » dans la Constitution.

Madame la Sénatrice,

Le président de la République souhaite qu’un projet de loi constitutionnel soit soumis au Parlement au début de 2024 pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ».

La Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et plus de 10 millions d’avortements ont été enregistrés depuis, y compris pour des enfants handicapés jusqu’à la veille de leur naissance. La seule liberté de la femme aujourd’hui menacée est celle de pouvoir garder son enfant. La traduction concrète d’un tel projet de loi, gravé dans le marbre constitutionnel, serait de garantir la liberté de pouvoir faire mourir un être humain, si petit soit-il. Le voter serait participer à l’ensauvagement et à la dé-civilisation de notre société.

D’éminents juristes constitutionnels dénoncent l’incohérence de cette inscription du droit à l’avortement dans notre Constitution. Ce serait contraire à l’article 16 du Code civil qui « assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie », et incohérent avec l’article 66.1 de la Constitution qui prévoit que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Ce projet présente aussi d’autres risques.

Si la liberté d’avorter était ainsi consacrée, que deviendrait la liberté de conscience pourtant fondamentale, pour s’y opposer ou refuser de pratiquer cet acte, et comment limiter des exigences toujours plus folles de nouvelle extension des délais ?

Quel sens des priorités ce Gouvernement a-t-il alors que la situation sécuritaire, sanitaire, éducative, économique avec nos 3000 milliards de dettes, traduisent la terrible fragilisation des structures de notre pays ? Le choix de pousser ce projet commencé par l’extrême gauche la plus radicale, traduit hélas une soumission idéologique mortifère. Le Gouvernement, en remplaçant la proposition de loi de la députée LFI Panot par ce projet de loi, veut, en même-temps, échapper au référendum qu’il craint, en le remplaçant par un vote du Congrès au début du mois de mars.
Il est indécent de vouloir constitutionnaliser l’avortement, alors qu’une très vaste majorité de celles qui s’engagent dans une telle démarche le font sous la pression économique ou celle de leur entourage. Le recours à l’avortement augmente avec le niveau de précarité (source DRESS). Selon une étude publiée en 2023 dans le British Medical Journal, une femme sur trois souffre de dépression après avoir avorté. Cette proposition est antisociale et inepte sur un plan de santé publique. Un triste record de 234 300 avortements a été enregistré en 2022 en France, et l’impact démographique, qui en résulte puisque nous n’atteignons plus le seuil de renouvellement des générations (1.80 enfants par femme vs 2.1 à atteindre) est délétère pour notre pays, pour notre économie. Les seules priorités dignes de ce nom, pour éviter ces violences faites aux femmes et aux enfants à naître, sont la mise en place de politiques de prévention de l’avortement, d’accompagnement financier et familial. Un volet éducatif sur la dimension affective et relationnelle de la sexualité permettrait aussi de réduire les grossesses adolescentes et d’agir dans le sens d’une parentalité responsable.

Merci de votre lecture, Madame. Au moment où vous devrez faire des choix, pensez à préserver notre modèle de civilisation qui a toujours cherché à aider les plus fragiles, pas à les éliminer. C’est pourquoi je me joins à la cohorte des petits qui vous demandent d’intervenir afin que ne soit pas constitutionnalisé l’avortement. C’est le cri d’une mère s’adressant à une autre mère.

Mme Tonnerre

Monsieur le Sénateur,

Le président de la République souhaite qu’un projet de loi constitutionnel soit soumis au Parlement au début de 2024 pour que la liberté des femmes de recourir à l’IVG soit « irréversible ».

La Loi Veil a dépénalisé l’avortement en 1975 et plus de 10 millions d’avortements ont été enregistrés depuis, y compris pour des enfants handicapés jusqu’à la veille de leur naissance. La seule liberté de la femme aujourd’hui menacée est celle de pouvoir garder son enfant. La traduction concrète d’un tel projet de loi, gravé dans le marbre constitutionnel, serait de garantir la liberté de pouvoir faire mourir un être humain, si petit soit-il. Le voter serait participer à l’ensauvagement et à la dé-civilisation de notre société.

D’éminents juristes constitutionnels dénoncent l’incohérence de cette inscription du droit à l’avortement dans notre Constitution. Ce serait contraire à l’article 16 du Code civil qui « assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie », et incohérent avec l’article 66.1 de la Constitution qui prévoit que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Ce projet présente aussi d’autres risques.

Si la liberté d’avorter était ainsi consacrée, que deviendrait la liberté de conscience pourtant fondamentale, pour s’y opposer ou refuser de pratiquer cet acte, et comment limiter des exigences toujours plus folles de nouvelle extension des délais ?

Quel sens des priorités ce Gouvernement a-t-il alors que la situation sécuritaire, sanitaire, éducative, économique avec nos 3000 milliards de dettes, traduisent la terrible fragilisation des structures de notre pays ? Le choix de pousser ce projet commencé par l’extrême gauche la plus radicale, traduit hélas une soumission idéologique mortifère. Le Gouvernement, en remplaçant la proposition de loi de la députée LFI Panot par ce projet de loi, veut, en même-temps, échapper au référendum qu’il craint, en le remplaçant par un vote du Congrès au début du mois de mars.
Il est indécent de vouloir constitutionnaliser l’avortement, alors qu’une très vaste majorité de celles qui s’engagent dans une telle démarche le font sous la pression économique ou celle de leur entourage. Le recours à l’avortement augmente avec le niveau de précarité (source DRESS). Selon une étude publiée en 2023 dans le British Medical Journal, une femme sur trois souffre de dépression après avoir avorté. Cette proposition est antisociale et inepte sur un plan de santé publique. Un triste record de 234 300 avortements a été enregistré en 2022 en France, et l’impact démographique, qui en résulte puisque nous n’atteignons plus le seuil de renouvellement des générations (1.80 enfants par femme vs 2.1 à atteindre) est délétère pour notre pays, pour notre économie. Les seules priorités dignes de ce nom, pour éviter ces violences faites aux femmes et aux enfants à naître, sont la mise en place de politiques de prévention de l’avortement, d’accompagnement financier et familial. Un volet éducatif sur la dimension affective et relationnelle de la sexualité permettrait aussi de réduire les grossesses adolescentes et d’agir dans le sens d’une parentalité responsable.

Merci de votre lecture, Monsieur. Au moment où vous devrez faire des choix, pensez à préserver notre modèle de civilisation qui a toujours cherché à aider les plus fragiles, pas à les éliminer. C’est pourquoi je me joins à la cohorte des petits qui vous demandent d’intervenir afin que ne soit pas constitutionnalisé l’avortement. La France attend ces hommes à l’âme chevaleresque, qui ont le courage de se porter au secours de la veuve et l’orphelin, des plus petits que sont les enfants dans le ventre de leur mère.

Mme Tonnerre

À Bergerac, un prêtre bénit le convoi de tracteurs en route pour Paris

Issu d’une famille d’agriculteurs, un prêtre de Bergerac bénit le convoi de tracteurs :

 

Hors-sols

Bruno North à la convention organisée par l’Alliance des conservateurs sur le travail

Vidéo de Bruno North, président du CNIP, invitant à la convention sur le travail organisée jeudi 1er février après-midi par Via, le Mouvement conservateur et le CNIP (avec le soutien de la revue Le nouveau conservateur):

Pour s’inscrire, c’est ici.

Suisse : le nouveau patron de l’UDC assume sa foi catholique

Le 23 mars, Marcel Dettling accédera à la présidence de l’Union démocratique du centre (UDC). L’agriculteur de 42 ans assume son identité catholique et explique sur Cath.ch comment la foi influence ses engagements :

Comment se manifeste votre foi dans votre vie quotidienne?

Je pense que la foi et la religion jouent un rôle important dans les relations entre les personnes. Pour moi, en tant que politicien, la religion constitue une base pour interagir avec les gens, et dans mon métier d’agriculteur, avec les animaux. Dans le milieu agricole, la réflexion écologique existe depuis longtemps.

L’UDC milite principalement pour limiter le nombre d’étrangers en Suisse et la migration. Pourquoi le parti est-il si hostile aux étrangers? Sans eux, la Suisse ne fonctionnerait plus du tout…

Vous avez mal compris la politique de l’UDC. Nous n’avons rien contre les personnes qui viennent chez nous, qui ont un travail régulier, qui s’adaptent à notre culture, qui parlent notre langue et qui ne mettent pas en danger l’ordre et la sécurité publics. Nous n’avons rien contre l’immigration, qui est importante pour la Suisse. Mais nous voulons gérer nous-mêmes l’arrivée des étrangers. En outre, nous n’avons absolument aucune compréhension pour les étrangers criminels qui ne sont pas expulsés, ceux qui vendent de la drogue, qui maltraitent les femmes.

En Allemagne, des milliers de personnes manifestent contre l’AfD et l’extrémisme de droite. Dans quelle mesure l’UDC se distingue-t-elle de l’AfD?

Je ne compare jamais l’UDC à des partis étrangers – que ce soit l’AfD ou d’autres partis, notamment aux Pays-Bas et en France. Nous sommes un parti populaire et nous nous occupons uniquement de la politique en Suisse. Je ne me risquerais pas non plus à faire de comparaison avec d’autres partis à l’étranger. Je n’ai pas de connaissances détaillées sur la question.

On me pose aussi parfois des questions sur Donald Trump aux Etats-Unis: je réponds que c’est aux Américains de régler ça en interne. En tant que parti, l’UDC n’entretient pas de relations avec des formations politiques étrangères, même si certains politiciens peuvent le faire individuellement. […]

Dans un pays libre, on doit pouvoir discuter pour savoir si l’IVG tue une personne ou élimine un bout de chair

De Chantal Delsol dans le JDD à propos de l’inscription de l’avortement dans la Constitution :

[…] constitutionnaliser l’IVG relève plutôt du symbole : il faut montrer au monde que nous autres Français, héritiers des Lumières, considérons qu’il s’agit là d’un droit inaliénable, comme celui de penser ou de parler librement. Ce faisant, c’est le contraire que l’on prépare : nul n’aura plus le droit d’être en désaccord avec l’IVG, qui ne constituera plus une option de la tolérance, mais une obligation de la bien-pensance. Dans un pays libre comme le nôtre, on doit pouvoir discuter pour savoir si l’embryon est ou non une personne humaine, et donc si l’IVG tue une personne ou élimine un bout de chair – on doit pouvoir penser que l’IMG (interruption médicale de grossesse, qui peut intervenir quelques heures avant la naissance) est clairement un infanticide. La plupart de nos concitoyens, ayant abandonné le christianisme, ne sont pas gênés par l’infanticide dans ces cas extrêmes.

Mais il existe aussi dans nos sociétés des judéo-chrétiens convaincus qui ne sont pas d’accord, et qui devraient avoir le droit de s’exprimer. La constitutionnalisation de l’IVG en fera des factieux et des coupables. Il est déjà très mal vu non seulement de développer des arguments opposés à l’IVG, mais même de proposer des restrictions ou des conditions – cela deviendra carrément impossible. Cela dépendra aussi, cependant, des termes qui seront utilisés dans le texte de la Constitution : s’agira-t-il d’un droit ou d’une liberté ? La nuance est importante, puisqu’un droit suppose de pouvoir exiger la possibilité d’exercice, et limitera la clause de conscience des praticiens.

Last but not least : c’est bien commode, pour un président qui ne parvient à rien de concret, qui vit sur un océan de dettes, sur une école et un hôpital sinistrés, de faire passer des réformes « sociétales » qui vont faire plaisir aux citoyens sans coûter un centime… Nul doute que des tirades autosatisfaites vont accompagner cette décision qui ne sera rien d’autre qu’une restriction de plus dans la liberté de penser.

Frais de mandat : après les députés, les sénateurs

L’Assemblée nationale a augmenté d’un peu plus de 300 euros par mois l’avance de frais de mandat.

Les sénateurs ont décidé d’augmenter de 700 euros par mois l’avance de frais de mandat (AFM), selon le compte-rendu d’une réunion du bureau du Sénat consulté lundi 29 janvier. Ces avances générales sont passées de 5 900 euros mensuels à 6 600 euros. Les avances générales de frais de mandat concernent les dépenses des parlementaires dans l’exercice de leur mandat (permanence locale, déplacements, documentation, représentation…). Elles sont complétées par des avances spécifiques, notamment pour l’hébergement parisien des sénateurs. Pour ces dernières, une augmentation de 300 euros a été décidée, la portant à 1 500 euros mensuels.

Un calvaire érigé sur l’A7 par les agriculteurs

Au sud de Lyon, échangeur de Pierre Benite :

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