La cour d’assises de la Vendée a condamné jeudi Emmanuel Abayisenga à 30 ans de prison pour l’assassinat du père Olivier Maire, survenu dans la nuit du 8 au 9 août 2021 à Saint-Laurent-sur-Sèvre. La cour n’a pas retenu l’altération de son discernement au moment des faits. Cette peine s’accompagne d’une interdiction définitive de séjour sur le territoire français et est assortie d’une période de sûreté de vingt ans.
Depuis l’ouverture du procès, l’accusé était resté muré dans un mutisme quasi total, refusant de s’exprimer. Dans son réquisitoire, l’avocate générale a dénoncé les mensonges répétés de l’accusé depuis son arrivée en France, évoquant sa «vraie personnalité», celle d’un «criminel sans foi ni loi». Elle s’est dite «convaincue» qu’Emmanuel Abayisenga était pleinement conscient lorsqu’il a frappé à mort le prêtre.
Le crime s’est produit alors que l’accusé était hébergé par la congrégation des missionnaires montfortains, dans le cadre de son contrôle judiciaire après l’incendie de la cathédrale de Nantes, pour lequel il a depuis été condamné à quatre ans de prison. Le corps du père Olivier Maire, 61 ans, avait été retrouvé allongé au pied d’un escalier, le visage tuméfié, mort des suites de coups violents portés à la tête avec un objet contondant.
Né au Rwanda et arrivé en France en 2012, Emmanuel Abayisenga avait été débouté à plusieurs reprises de ses demandes d’asile. Le 9 août 2021, au lendemain du meurtre, il s’était présenté de lui-même à la gendarmerie, demandant à être renvoyé en prison.
