Suite à la Lettre aux cardinaux en faveur d’une solution pour la messe traditionnelle, Christian Marquant écrit dans la Paix Liturgique daté du 12 janvier 2026 :
« S’il [l’ordinariat] s’ajoutait à ce qui existe déjà, comme l’Administration apostolique de Campos, pourquoi pas. […] Mais si l’ordinariat devait « chapeauter » tous les instituts, tous les prêtres et tous les fidèles traditionnels, soit en France, soit dans le monde entier, ce que les fidèles ont obtenu en un demi-siècle de Résistance serait définitivement gelé sans espoir d’une légitime et nécessaire extension. »
Or c’est précisément le sens de la Lettre envoyée par le père de Blignières à plusieurs cardinaux avant le Consistoire, ainsi que l’expliquait la revue Sedes Sapientiæ (n° 170) dans un article intitulé : « L’ordinariat traditionnel : un risque de cloisonnement ? ».
« L’ordinariat traditionnel proposé n’a pas pour fonction de remplacer, ni même d’englober les instituts (FSSP, ICRSP, IBP, etc.), paroisses ou communautés traditionnels qui célèbrent aujourd’hui l’ancien rite. Il n’est pas question de demander une structure dans laquelle devraient se ranger tous les catholiques traditionnels. La création d’un ordinariat a spécialement pour but d’obtenir un évêque (ou plusieurs), auquel les fidèles puissent demander les sacrements selon l’ancien rite latin. Cependant l’ordinariat traditionnel n’aura pas l’exclusivité de ce rite ; il ne sera pas « au-dessus », mais en un sens « à côté » et « aux côtés » des instituts, communautés et paroisses. Insistons sur ce point : ce projet ne limite pas l’usage de la liturgie ancienne à cet ordinariat. L’appartenance à la nouvelle structure sera libre, et l’on pourra être « tradi » en dehors d’elle. »
