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« A tous ceux qui ignorent le sens du mot « respect », il n’y a aucune place pour eux en Corse »

« A tous ceux qui ignorent le sens du mot « respect », il n’y a aucune place pour eux en Corse »

En Corse, un voyou a profané et détruit une statue de la Sainte Vierge. Le tout a été filmé. Des centaines de personnes se sont rassemblées, jeudi 1er octobre, devant la gendarmerie de Porto-Vecchio et au rond-point du Stabiacciu où la statue de la Sainte Vierge a été vandalisée.

Trois plaintes ont été déposées par la paroisse, la mairie et l’AGRIF. Une enquête a été ouverte et les deux auteurs présumés, âgés de 21 ans et de 23 ans, ont été contrôlés à 200 mètres des faits, à 3 heures du matin.

La gendarmerie a été sécurisée par une chaîne de gendarmes afin d’éviter tout risque d’intrusion. Vers 14h30, un corbillard s’est garé devant le rassemblement. Plusieurs personnes ont ensuite porté un cercueil jusqu’aux grilles du site. Frédéric Carli, directeur des pompes funèbres Santa Catalina, assurait avoir lui-même décidé de prendre le véhicule de son entreprise :  

» Vu l’acte qui a été fait par ces auteurs, c’est la réponse adéquate. J’ai amené ce cercueil car c’est une façon de leur montrer qu’il y a des différences entre le Continent et la Corse. Ici, nous ne sommes pas sur le Continent. »

Un téléphone posé sur le cercueil donnait à voir l’un des auteurs présumés, filmé dans des vidéos qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Deux feuilles A4 ont également été disposées avec pour inscriptions en lettres capitales :  » Ici repose(…) «  avec les noms des auteurs présumés des faits.

Aux alentours de 17 h 30, une deuxième mobilisation a débuté au rond-point du Stabiacciu où la Sainte Vierge a été vandalisée. Le rassemblement a débuté avec un chant consacré à la Vierge Marie. L’arche sous laquelle reposait la statue a été transformée en autel, recouvert de bougies et de fleurs. S’adressant à la très nombreuse audience, le maire de la ville Jean-Christophe s’est réjoui qu’en

« quelques heures à peine, nous ayons fait la démonstration pacifique que notre foi populaire, nos croyances, notre vision du monde et de la vie étaient plus fortes que la bêtise, la cruauté et la violence. »

Sur Facebook, Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse, a écrit :

À la suite de la profanation commise sur ce que notre peuple a de plus sacré, les conseils de départ, empreints de fermeté, formulés par le maire de la commune ainsi que par plusieurs formations politiques sont parfaitement justifiés, comme l’est l’indignation populaire s’étant manifestée avec force depuis deux jours. Celle-ci témoigne de notre capacité intacte de réaction devant l’inacceptable.
En revanche, les appels au lynchage que l’on peut lire sur les réseaux sociaux ne correspondent pas à ce que nous sommes, des chrétiens et des membres d’une nation qui a su instaurer un état de droit dès le XVIIIe siècle.
Nous ne pouvons devenir au XXIe une vague peuplade abandonnée à des pulsions collectives primaires.
Quant aux principaux concernés et à tous ceux qui ignorent le sens du mot « respect », il n’y a aucune place pour eux en Corse.

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