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Homosexualité : revendication du lobby gay / Liberté d'expression

Affirmer des vérités bibliques, chrétiennes et scientifiques expose à la raillerie, à la marginalisation et aux poursuites judiciaires

Affirmer des vérités bibliques, chrétiennes et scientifiques expose à la raillerie, à la marginalisation et aux poursuites judiciaires

La « tolérance libérale » contemporaine révèle une fois de plus son vrai visage. Par une courte majorité de 3 voix contre 2, la Cour suprême finlandaise a reconnu coupable le député démocrate-chrétien Päivi Räsänen (ancienne ministre de l’Intérieur) d’« incitation à la haine » pour avoir exprimé ses convictions sur le mariage et l’éthique sexuelle dans une brochure publiée il y a plus de vingt ans.

Mme Räsänen avait été condamnée, avec l’évêque luthérien Juhana Pohjola, pour avoir publié une brochure pour leur église en 2004. La condamnation portait sur la « rédaction et la diffusion publique d’un texte insultant un groupe », à savoir les homosexuels. La Cour suprême a toutefois acquitté à l’unanimité Mme Räsänen d’un tweet de 2019 contenant un verset biblique. Mme Räsänen et M. Pohjola avaient auparavant été acquittés à l’unanimité de toutes les charges par deux juridictions inférieures.

Le jeudi 26 mars, la Cour suprême finlandaise a prononcé des amendes pénales s’élevant à plusieurs milliers d’euros. À ce jour, aucune autorité européenne n’est intervenue pour dénoncer ce scandale ni pour exiger des explications quant au fonctionnement du système judiciaire finlandais et à son respect des droits fondamentaux, notamment la liberté de religion, de pensée et d’expression. Lors d’une conférence de presse suivant sa condamnation, l’ancienne présidente des démocrates-chrétiens s’est dite

« choquée et profondément déçue que le tribunal n’ait pas reconnu mon droit fondamental à la liberté d’expression. Je reste fidèle aux enseignements de ma foi chrétienne et continuerai de défendre mon droit, ainsi que celui de toute personne, à exprimer publiquement ses convictions ».

Elle examine actuellement, avec ses avocats, dont une équipe de l’Alliance pour la défense des libertés, la possibilité de se pourvoir devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Cette condamnation a été déclenchée par la publication en 2004 d’une brochure dont le titre peut se traduire par « Il les créa homme et femme : les relations homosexuelles remettent en question la conception chrétienne de l’humanité ». Ce titre n’a rien de choquant ni d’erroné ; pourtant, dans l’Europe libérale actuelle, affirmer des vérités bibliques, chrétiennes et scientifiques expose à la raillerie, à la marginalisation et aux poursuites judiciaires. La brochure a été publiée sur les sites web de la Fondation Luther Finland et du Diocèse missionnaire évangélique luthérien de Finlande, deux groupes au sein de l’Église évangélique luthérienne, dominante dans le pays, qui s’opposent au mariage homosexuel et à l’ordination des femmes. Outre Päivi Räsänen, le tribunal a également reconnu Juhana Pohjola coupable d’« incitation à la haine contre un groupe minoritaire », et l’a condamné à 20 jours de prison ou à une amende de 1 800 euros.

Le tribunal a estimé que la brochure rédigée par Räsänen et publiée par Pohjola décrivait l’homosexualité comme un « trouble du développement psychosexuel » et une « anomalie sexuelle », propos jugés dénigrants envers les homosexuels en tant que groupe, en raison de leur « orientation sexuelle ». Le procureur avait également requis une condamnation pour « incitation à la haine », en lien avec une publication de Räsänen sur les réseaux sociaux en 2019, mais cette accusation a été rejetée. Räsänen et Pohjola ont nié toutes les charges à chaque étape du procès, qui a débuté devant le tribunal de district d’Helsinki, lequel a prononcé un non-lieu début 2022. Cet acquittement a été confirmé à juste titre par la cour d’appel d’Helsinki fin 2023. Cependant, la Cour suprême, après avoir fait droit au pourvoi du parquet, a confirmé partiellement les charges.

En Islande, un prêtre catholique, le père Jakob Rolland, connaît une épreuve similaire, suite à une plainte déposée par la police de Reykjavik contre des propos tenus lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision islandaise RÚV. Il y critiquait l’interdiction, dans le pays, des « thérapies de conversion », c’est-à-dire l’approche visant à aider les personnes en questionnement sexuel à retrouver leur identité sexuelle biologique. Le prêtre avait également déclaré que l’Église n’excluait pas l’aide aux homosexuels et leur offrait la possibilité de participer pleinement à la vie quotidienne de la communauté, aux offices et à la prière, car

« la conversion est un mot clé dans la vie quotidienne des catholiques. Nous nous efforçons constamment de nous détourner du mal pour nous tourner vers le bien. »

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