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Culture de mort : Avortement

Avortement tardif (IMG) pour « détresse psycho-sociale »

Avortement tardif (IMG) pour « détresse psycho-sociale »

Chaque année, en France, environ 150 femmes font une demande d’interruption médicale de grossesse (IMG) pour « détresse psycho-sociale ». Une étude sur le sujet vient d’être publiée dans la revue Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie.

L’IMG permet l’avortement jusqu’à la naissance de l’enfant.

Alors que 88% des Centres Pluridisciplinaires de  (CPDPN) indiquent recevoir les patientes « systématiquement », seuls 15 centres disposent d’un parcours d’évaluation. Après évaluation, plus de la moitié d’entre eux indiquent accepter « majoritairement » les demandes d’IMG pour « détresse psycho-sociale ». Les motifs invoqués le plus fréquemment sont une grossesse issue d’un viol, une « détresse psychologique majeure », un « contexte de violences », ou encore « le jeune âge de la patiente ».

En matière d’IMG pour « détresse psycho-sociale », il n’existe pas de recommandation sur le parcours d’évaluation, soulignent les médecins. Dès lors « la subjectivité peut intervenir de façon encore plus importante que dans le cas d’une pathologie somatique, et les avis divergents peuvent parfois être source de tensions dans les équipes ».

Lors des derniers débats de la loi de bioéthique, les députés avaient tenté d’introduire la « détresse psycho-sociale » comme motif d’interruption médicale de grossesse jusqu’au terme. Une disposition supprimée par les sénateurs en deuxième lecture, la possibilité existant déjà. Alors ministre de la Santé, Olivier Véran avait d’ailleurs indiqué en avril 2020, qu’« en cas de recours tardif à l’avortement c’est-à-dire au-delà de 12 semaines de grossesse, les médecins pourront désormais utiliser « la détresse psychosociale » comme motif d’interruption volontaire de grossesse par aspiration, si elle met en péril la santé de la mère ». L’objectif étant, pendant la crise du Covid, de « s’assurer que toutes les femmes puissent trouver une solution d’accès à l’IVG durant cette période ».

Les auteurs de l’étude affirment que « quelle que soit la décision finale quant à la poursuite de la grossesse, un accompagnement médical, social et psychologique devrait être proposé ». Un tel accompagnement n’est-il pas indispensable pour toutes les femmes en difficulté face à une grossesse ?

Source : Gènéthique

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