Extrait d'une tribune de Jacques de Guillebon sur Causeur :
"[…] Les promoteurs de l’avortement sont atteints de ce curieux syndrome, même quand ils n’ont pas d’enfants ni n’ont jamais été confrontés à la question, de croire qu’ils sont les seuls conscients de la tragédie de la grossesse. Ils oublient que dans une tragédie, il existe toujours deux issues, et que si les femmes qui ont avorté, d’ailleurs souvent sous la pression, active ou passive, du géniteur, ne sont pas méprisables, celles qui ont choisi de ne pas le faire n’en sont pas moins respectables. Le féminisme qui s’est imposé est aujourd’hui coupable à plus d’un titre : celui de culpabiliser celles qui ont choisi de demeurer mères, réduites au statut social de poule pondeuse ; celui de faire porter sur les femmes seules la responsabilité de l’avortement. C’est une curieuse libération de la femme que d’écarter le père dans le choix de cet acte : l’homme n’est ainsi plus jamais responsable de rien. On oublie que c’est pour ça que le mariage avait été inventé, pour protéger les faibles, en l’espèce la femme et les enfants, des forts, les hommes à qui la nature, cette marâtre, a donné le droit de s’en aller. […]"