Gabriel Attal ambitionne de changer à nouveau le nom de son parti, tels des voyous en cavale changeant régulièrement de squatt pour tenter d’effacer leurs méfaits : après « En marche », « La République en marche », « Renaissance », « Ensemble », le choix se porterait « Nouvelle République ».
Problème : cela ne plaît pas au directeur de la rédaction du journal du même nom :
Avec « Nouvelle République », l’ancien premier ministre plagierait donc le nom d’un groupe de presse indépendant qui, depuis huit décennies, informe des générations de lecteurs dans le respect d’une ligne éditoriale pluraliste et humaniste. Un titre qui vend, chaque jour, 120.000 journaux dans cinq départements et dont les audiences numériques s’élevaient à 6.67 millions de visiteurs uniques en décembre 2025.
L’hommage est embarrassant même si la timidité de Gabriel Attal est émouvante. Le leader politique n’a en effet pas osé informer la NR de son idée. Selon RTL, il a tout de même pris soin de soumettre son « projet » à des juristes. Timide mais prudent.
« Le nom doit suivre un projet », indique Gabriel Attal sans parler de son projet. Puisqu’il associe ce changement de « nom » à une « devanture », La Nouvelle République espère qu’il s’arrêtera au nom et ne lui empruntera pas ses vieux logos et autres slogans fédérateurs.
La NR en a vu d’autres. Elle attend déjà que la macronie passe à autre chose. Si Gabriel Attal manque d’inspiration, qu’il s’intéresse aux municipales. Ce rendez-vous électoral dans lequel son parti peine à peser mais que La Nouvelle République chronique sans parti pris.
Ce ne serait pas une première : le parti Reconquête a bien plagié le nom du mensuel fondé par Bernard Antony.
