SOS Chrétiens d’Orient nous donne quelques nouvelles du Liban :
Commencée samedi 28 février, la guerre continue d’embraser tout le Proche-Orient. Israël et les Etats-Unis poursuivent leurs bombardements sur l’Iran. De son côté, l’Iran poursuit ses frappes de riposte, s’attaquant aux bases américaines dans toute la région. Au Liban, Israël s’est engagé dans une opération d’une ampleur jamais vue contre le Hezbollah.
Chaos total à Beyrouth
Après avoir imposé l’évacuation de tout le sud du pays, y compris de la ville de Tyr (40 000 habitants), Israël a imposé le départ de plusieurs centaines de milliers de Libanais résident de la banlieue sud de Beyrouth. Des milliers de Libanais ont donc quitté précipitamment les quartiers visés. Les routes sont saturées. Beaucoup d’entre eux ne savent pas où se réfugier.
Destructions massives en vue
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich a déclaré que Dahieh, banlieue sud de Beyrouth « pourrait ressembler à Khan Younis », une ville du sud de Gaza quasiment entièrement détruite pendant la guerre. Une déclaration lourde de sens alors que des avis d’évacuation ont été adressés aux centaines de milliers d’habitants de la zone concernée.
Aoun appelle Macron à l’aide
Le président libanais, Joseph Aoun, a demandé à Emmanuel Macron d’intervenir auprès d’Israël pour empêcher le bombardement du sud de Beyrouth, alors que la population de ces quartiers a été contrainte de fuir. Il lui a également demandé « d’œuvrer à un cessez-le-feu dans les plus brefs délais ». Le général Mandon, chef d’Etat major des armées est arrivé à Beyrouth, le jeudi 5 mars, pour « s’informer de la situation au Liban au regard de l’évolution de la situation sécuritaire ». « Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre » a déclaré Emmanuel Macron. « Les Libanais ont droit à la paix et à la sécurité. »
Le pape et les évêques appellent à la paix
Après le pape Léon XIV, qui, dimanche dernier, depuis Rome, rappelait que « la stabilité et la paix ne se construisent pas par des menaces réciproques, ni par les armes », c’est au tour de l’Assemblée des patriarches et des évêques catholiques au Liban de prendre la parole pour demander la paix, en appelant à l’unité nationale et à redoubler d’efforts diplomatiques. Les patriarches demandent enfin, « à Dieu d’accorder à notre monde troublé une paix juste et durable, de guider les cœurs vers la réconciliation et de fortifier les pas de notre peuple libanais sur les chemins de la fraternité et de l’harmonie dans un esprit national sincère, par l’intercession de la Vierge Marie, Reine de la Paix».
