Le Karnaval des Gueux se tient chaque Mardi gras à Montpellier, bien que ce soit un événement interdit depuis plusieurs années par la préfecture de l’Hérault, car elle se termine par des débordements. Cette nouvelle édition a rassemblé plusieurs centaines de personnes, dont certaines se revendiquant antifascistes, ou de groupes d’extrême gauche.
Thierry Tsagalos, suppléant du député UDR Chalres Alloncle et candidat à l’élection municipale à Montpellier a publié des images montrant un feu allumé par les participants sous le porche de la cathédrale. Les manifestants l’auraient fait brûler à même le sol puis ont dansé autour. Des tags sur les portes ainsi que sur certains murs de l’édifice religieux ont également été découverts, et le candidat montre aussi une photo du parvis de la cathédrale, abîmé par les flammes.
Oui, je le dis : c’est un acte de terrorisme.
Dégrader la Cathédrale Saint-Pierre de Montpellier.
Brûler une croix devant un lieu de culte.
Ce n’est ni du folklore ni un débordement festif.
C’est une attaque contre un symbole religieux et contre notre patrimoine.Frapper un… pic.twitter.com/0OH6EkdgmU
— Thierry Tsagalos Municipales Montpellier 2026 🇫🇷 (@ThierryTsagalos) February 18, 2026
Dans une vidéo tournée par l’un des participants, on peut voir un feu devant la cathédrale, ainsi que plusieurs autres allumés dans des bacs à ordures de la ville.
Au lendemain des faits, mercredi 18 février, le diocèse de Montpellier confirme les dégradations subies et réagit dans un communiqué de presse. L’archevêque de Montpellier, Mgr Norbert Turini, dénonce :
“Lors du festival des gueux, des individus se sont permis de souiller les portes et les murs de notre lieu de culte le plus central”.
Ces faits, survenus en présence des forces de l’ordre restées sans intervention, choquent aujourd’hui à la lumière du jour les fidèles et les habitants de notre ville.
L’archevêque interroge la “portée symbolique” de cet acte, soulignant que ce mercredi marque le premier jour du carême pour les catholiques. Le diocèse de Montpellier annonce avoir
“décidé de saisir la justice afin que toute la lumière soit faite sur les motivations de cet acte et sur l’inaction des services d’ordre présents sur place“. “Nous attendons des autorités compétentes qu’elles assurent la protection des lieux de culte et la sérénité des croyants.”
Le préfet de l’Hérault avoue son impuissance en indiquant que
“une offensive était trop risquée pour les personnes présentes”
