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Démographie

Démographie : l’autogénocide français

Démographie : l’autogénocide français

Ilyes Zouari, Chercheur indépendant, Président du CERMF (Centre d’étude et de réflexion sur le Monde francophone), avait publié un article sur le Club de Mediapart à propos de “l’autogénocide français”. Cet article a été censuré. Alors le voici :

Démographie : démarrage officiel de l’autogénocide français (désormais incontestable)

En 2025, les enterrements ont dépassé les naissances pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale. Désormais incontestable, le processus autogénocidaire en cours, qui affaiblit une France n’ayant toujours pas rattrapé son terrible retard démographique, résulte surtout du fanatisme écologique ambiant. La mise au pas des mouvements écologistes est désormais un impératif vital.

Selon les données qui viennent d’être publiées par l’Insee, ce mardi 13 janvier, le nombre de décès s’est élevé à environ 651 000 en 2025, contre seulement 645 000 pour les naissances. Ainsi, et pour la première fois depuis les horreurs de la seconde guerre mondiale, la France affiche un solde naturel négatif, entamant officiellement un processus autogénocidaire, dont l’ampleur atteindra bientôt des proportions dramatiques.

Un autogénocide qui s’accélérera d’année en année

Cette évolution résulte de l’effondrement de la natalité depuis une dizaine d’années, avec un Indice conjoncturel de fécondité (ICF) ayant atteint un plus bas historique de 1,56 enfant par femme en 2025 (le plus faible depuis 1917, lors de la première guerre mondiale), alors qu’il s’était longtemps maintenu à presque deux enfants par femme, soit à peu près au niveau du seuil de renouvellement des générations (2,07 en France). Ainsi, l’allongement de l’espérance de vie et le surcroît de naissances dû à l’immigration ne suffisent désormais plus à masquer l’effondrement de la natalité française, rendant dès lors impossible toute contestation de l’existence d’un processus autogénocidaire. 

Un processus qui n’en est d’ailleurs qu’à ses débuts, et dont le rythme ira en s’accélérant jusqu’à atteindre des proportions alarmantes. En effet, et même en maintenant le niveau de fécondité actuel, le déficit naturel global augmentera d’année en année, compte tenu de la pyramide des âges, pour se situer à moyen terme à environ 150 000 individus par an (soit légèrement plus que le nombre total de victimes causées par la bombe d’Hiroshima), avant d’augmenter encore les années suivantes. Une situation déjà bien inquiétante, mais qui sera probablement encore bien plus grave étant donné que rien ne permet de penser que le taux de fécondité ne poursuivra pas sa baisse pour d’aligner sur ceux observés dans les autres pays européens, comme l’Allemagne et l’Italie, où le déficit naturel annuel se situe actuellement à environ 350 000 et 300 000 individus, respectivement !

Cette évolution aura des conséquences économiques et sociales dramatiques sur notre pays. En effet, un déclin démographique entraînera à son tour un déclin économique de la France, ou au mieux une stagnation, réduisant ainsi la capacité de l’Hexagone à relever les grands défis technologiques, militaires et géopolitiques futurs, tout en détériorant les conditions de vie générales de la population. Une détérioration que l’on observe d’ailleurs déjà en Allemagne et en Italie, qui connaissent depuis plusieurs années une croissance globalement quasi nulle (et dont l’économie ne tient encore que grâce au dynamisme des exportations, du moins jusqu’à présent…). Par ailleurs, et dans un cadre légal favorisant encore l’immigration de peuplement, d’une manière ou d’une autre, au lieu de celle de travail à contrat à durée déterminée, un déclin démographique déstabilisera davantage la société française suite au recours grandissant à l’immigration qui s’imposera, et réduira donc encore plus la capacité d’assimilation de notre pays, déjà bien mise à mal depuis plusieurs années.

La responsabilité grandissante du fanatisme écologique 

Si plusieurs éléments peuvent contribuer à la baisse de la natalité, il convient de rappeler, et contrairement à ce que l’on entend souvent, que le désir d’enfant ne dépend pas principalement de questions financières. Et ce, comme le démontrent les très nombreux exemples de pays ayant déboursé des sommes considérables au cours des dix à quinze dernières années au bénéfice des familles, mais sans le moindre résultat ou presque sur le taux de natalité (comme en Allemagne, en Pologne ou en Italie, où le taux de fécondité n’a cessé de baisser jusqu’à atteindre des niveaux dramatiquement faibles, désormais inférieurs à 1,3 enfant par femme). 

L’évolution du taux de fécondité dépend, avant tout, de l’état d’esprit de la population, de sa manière de voir le monde et de se projeter dans l’avenir, ainsi que du temps disponible pour fonder une famille et s’en occuper convenablement. Or, la France n’est pas un de ces pays asiatiques où l’on doit souvent travailler entre 50 et 60 h par semaine, tout en ayant moins de 15 jours de congés payés par an, empêchant ainsi pratiquement toute vie familiale digne de ce nom. Hors quelques très petits pays, la France est même le pays occidental où l’on travaille le moins, tout en bénéficiant de la politique familiale la plus généreuse. 

Par conséquent, l’effondrement de la natalité française résulte surtout, et de loin, de l’état d’esprit de la population et de sa confiance en l’avenir. Une confiance qui s’est justement fortement érodée au cours des dix dernières années, à cause du terrible et incessant matraquage mené par les écologistes fanatiques et leurs relais politico-médiatiques, comme en témoignent les différents sondages plaçant désormais les considérations écologiques au premier rang des préoccupations et inquiétudes des Français de moins de 35 ans, et notamment des plus jeunes dont près de la moitié hésiteraient carrément à avoir la moindre descendance par « éco-anxiété » (c’est-à-dire par crainte de voir ses enfants vivre dans un monde invivable, chaotique et infernal, comme dans certains films de science-fiction…).

La réalité est pourtant bien différente de la propagande des mouvements écologistes. Si notre planète souffre bel et bien d’un certain nombre de maux, seule une infime partie de son potentiel en énergies renouvelables est aujourd’hui exploitée, de même qu’une infime partie de ses ressources minières et fossiles. De plus, et malgré les vastes espaces non encore exploités dans la majorité des pays du monde (y compris en France), les avancées scientifiques sont permanentes en matière d’agriculture (comme avec l’aéroponie, qui permet un rendement à l’hectare près de 80 fois supérieur, sans terre, soleil ni pesticides !), d’architecture, de transports, ou encore de traitement des déchets. Et tout cela, sans même parler des perspectives infinies qu’offre l’univers…

Quant au réchauffement climatique, la hausse attendue des températures ne fera que redonner à la France le climat qui était le sien aux époques de Charlemagne et de l’empire romain (ou d’Astérix et d’Obélix), elles-mêmes séparées par un refroidissement climatique, accompagné de terribles catastrophes naturelles, et parfois considéré par nos ancêtres comme une malédiction ou une punition divine. Il y a un millier d’années, à l’époque de l’Optimum climatique médiéval, les vignes étaient plantées jusqu’au sud de l’Angleterre et du Danemark, et le célèbre col du Théodule (situé entre l’Italie et la Suisse) n’était autre qu’une importante route commerciale. Autrement dit, la catastrophe ne réside guère dans la fonte très médiatisée de l’immense glacier qui le recouvre actuellement, mais dans la formation de celui-ci, il y plusieurs siècles. Un véritable drame pour toutes les populations qui peuplaient alors la région.

Il est donc bien naïf de s’imaginer que notre planète est surpeuplée, que l’humanité sera bientôt à court de ressources, ou que les déchets nucléaires ont vocation à être stockés ad vitam æternam sur notre planète (si tant est que la problématique continue à se poser, le prix Nobel français de physique, Gérard Mourou, affirmant qu’il devrait prochainement être possible d’en réduire la durée de radioactivité à seulement 30 minutes…). Et il est encore plus ridicule de parler de destruction de la planète et de fin du monde…

Le recul que l’on commence déjà à avoir au sujet des projections faites par les écologistes dans le passé, permettent d’ailleurs de constater qu’aucun des scénarios apocalyptiques établis par ces derniers et leurs pseudo-experts dans les années 1980 pour les années 2000 et 2010 ne se sont réalisés, tout comme ceux établis dans les années 1990 et 2000 pour les années 2020. Si urgence il y a, en France et plus globalement dans les pays du Nord, déjà assez vertueux en matière de respect de l’environnement (et qui n’ont aucune leçon à recevoir du reste du monde), celle-ci est donc avant tout démographique, n’en déplaise à certains. Pour paraphraser partiellement un ancien président de la République française : notre peuple brûle, se consume, et nous regardons ailleurs…

La mise au pas des mouvements écologistes, terrorisant notre jeunesse en l’abreuvant de mensonges du matin au soir, est désormais une nécessité vitale, un impératif relevant de notre sécurité nationale. Les préoccupations écologiques étant déjà largement partagées par l’ensemble de la population et des acteurs économiques et politiques (y compris les milieux pétroliers…), pour la simple raison que tout être humain ou presque souhaite vivre dans un environnement le plus sain possible (pour lui-même, sa famille et sa descendance), il n’est d’ailleurs nul besoin de permettre la création d’associations ou de partis politiques se réclamant de l’écologie. Par conséquent, il est nécessaire de commencer, au minimum, par assécher le plus que possible les sources de financement des mouvements écologistes afin de réduire leur capacité de nuisance et de destruction, notamment en mettant un terme à toute subvention et à toute forme de financement public, direct ou indirect, ainsi qu’à l’impunité judiciaire dont ils bénéficient dans le cadre de leurs actions illégales et souvent violentes. Et ce, d’autant plus que leur pouvoir de nuisance et de destruction dépasse largement la question démographique, frappant de plein fouet de nombreux secteurs d’activité et notre souveraineté stratégique (agriculture, industrie, métaux rares…).

Le terrible retard démographique de la France

L’effondrement de la natalité française est d’autant plus regrettable et dramatique que la France est déjà fortement affaiblie par un retard démographique de deux siècles par rapport aux autres grandes puissances européennes, et que le bref et léger baby-boom de l’après-guerre ne permit guère de rattraper (avec un indicateur conjoncturel de fécondité n’ayant jamais dépassé les 3,04 enfants par femme). D’ailleurs, si la France était proportionnellement aussi peuplée que le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie, elle compterait aujourd’hui, pour sa seule partie métropolitaine, non moins de 156, 129 et 107 millions d’habitants, respectivement. Et si l’on devait étendre cette comparaison au Japon, à la verdoyante Corée du Sud – aux deux tiers recouverte de forêts – ou à la partie uniquement non désertique et habitable de l’Égypte (dont les 109 millions d’habitants se concentrent sur seulement 6 % du territoire), la France métropolitaine abriterait respectivement 179, 280 et… 995 millions d’habitants ! Or, force est de constater que l’Hexagone ne parvient pratiquement plus à réduire son retard sur l’Allemagne, et qu’il a même été dépassé par le Royaume-Uni ces dernières années.

Ce retard considérable puise ses origines dans la très lente progression de la population française entre 1750 à 1945. Au terme de ces deux siècles perdus, celle-ci n’a ainsi été multipliée que par 1,6, alors que dans le même temps, et également dans leurs frontières actuelles, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne multipliaient la leur par trois, les Pays-Bas par quatre, et le Royaume-Uni par six ! Pourtant, l’essor démographique des autres pays européens se fit en dépit de lourdes pertes humaines, dues aux nombreux conflits et, surtout, à l’importante hémorragie migratoire qu’a connue le continent… à la seule et unique exception de la France. Sur cette période de deux siècles, guerres et émigration confondues, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Italie ont ainsi perdu plus de 20 millions de nationaux, chacun au total, tandis que l’Hexagone ne subissait qu’une « modeste » saignée d’environ 4 millions de personnes. 

La France, qui était trois fois plus peuplée que le futur Royaume-Uni, en 1750, et aussi peuplée que le Japon vers 1800, a donc longtemps été, démographiquement, l’homme malade de l’Europe et du monde. Une spécificité due à une déchristianisation précoce, ainsi qu’à une propagation bien plus importante que partout ailleurs des simplistes idées malthusiennes, qui ne cessent pourtant d’être infirmées génération après génération. Ce qui n’empêche pas pour autant certains responsables politiques français, cherchant à dissimuler leur incompétence, d’évoquer parfois l’existence d’un lien entre chômage et natalité plus élevés qu’ailleurs, comme l’avait encore fait François Hollande au cours de son mandat. Pourtant, dans l’année qui précédait la fin de celui-ci, en 2016, douze des quatorze pays de l’Union européenne ayant connu une croissance démographique totale supérieure à celle de la France, avaient terminé l’année avec, à la fois, une croissance économique supérieure et un taux de chômage inférieur….

Le déclin démographique de l’Hexagone ne fut naturellement pas sans conséquences sur son influence, et contribua même dans une large mesure au déclenchement des deux grandes guerres mondiales. En effet, si les équilibres démographiques étaient restés inchangés, l’Allemagne, moins sûre d’elle, n’aurait probablement jamais été aussi belliqueuse en 1914. Et la France, non effrayée par une écrasante infériorité numérique (39 millions d’habitants contre 62 au lendemain de la première guerre mondiale), n’aurait sans doute jamais cherché à mettre à genoux l’Allemagne après 1918, favorisant ainsi l’émergence du nazisme…et la mise en œuvre de l’Holocauste. Ainsi, ceux qui pensaient bien faire en faisant moins d’enfants ont, au final et involontairement, provoqué le chaos et la mort de plusieurs dizaines de millions de personnes. 

Déjà lourdement affaiblie par les inepties malthusiennes, la France ne doit plus continuer à se laisser piéger par les prophètes de l’apocalypse et les théoriciens de la surpopulation humaine, auxquels l’Histoire a toujours fini par donner tort, faute d’avoir correctement apprécié le potentiel de la Terre et le génie humain. En s’affranchissant de leurs idées simplistes et de leur fanatisme, elle pourrait alors préserver son identité, redynamiser son économie, voire rattraper progressivement son terrible retard démographique sur ses grands voisins et gagner en influence économique et géopolitique en Europe et dans le reste du monde.

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