C’est ce qui s’appelle ne pas avoir le choix ? Qu’en pensent les “pro-choix” ?
Les données du gouvernement britannique publiées le 15 janvier indiquent que le nombre d’avortements a atteint un « niveau record » en Angleterre et au Pays de Galles, « en raison du coût de la vie ». Les praticiens évoquent également le manque d’accès à la contraception comme une « autre raison » de l’augmentation de 11% du nombre d’IVG en 2023.
Le taux d’avortement s’est établi à « 23,0 avortements pour 1 000 habitants », ce qui est le taux le plus élevé depuis l’introduction de la loi en 1967.
« Aucune femme ne devrait avoir à interrompre une grossesse qu’elle aurait autrement poursuivie pour des raisons purement financières », s’insurge Katie Saxon, directrice de la communication stratégique au BPAS, l’un des plus grands « prestataires d’avortement » du pays. « Le gouvernement peut faire beaucoup plus pour garantir que les femmes puissent faire le choix qui leur convient », estime-t-elle.
Les pressions économiques et la hausse du coût de la vie conduisent de nombreuses femmes à « retarder leur projet parental » ou à avoir moins d’enfants, pointe le Dr Alison Wright, présidente du Collège royal des obstétriciens et gynécologues.
Le taux d’avortement chez les femmes âgées de 35 ans et plus est passé de 7,1 pour 1000 femmes en 2013, à 12,3 pour 1000 femmes en 2023. Le taux le plus bas, 7,8 pour 1000 femmes, a été enregistré chez les mineures. Les avortements sont le plus fréquents chez les femmes âgées de 20 à 24 ans.
Au cours de la dernière décennie, le pourcentage d’avortements pratiqués avant neuf semaines, est passé de 79% à 89%, tandis que les interruptions de grossesse pratiquées entre 10 et 19 semaines sont en baisse. Le nombre d’avortements pratiqués après 20 semaines est quant à lui resté « stable », entre 1% et 2%. Les IVG après 24 semaines sont autorisées dans certains cas.
Les avortements « à domicile » ont quant à eux représenté 72% de l’ensemble des interruptions de grossesse en 2023. « Une femme sur trois aura recours à l’avortement au cours de sa vie », indique Katie Saxon.
Source : Gènéthique
