Le député Emmanuelle Ménard a interrogé le ministre des solidarités et de la santé sur l’implant de stérilisation définitif ESSURE :
Sur 240 000 femmes implantées en France depuis 2002, 1 087 ont déclaré avoir contracté des effets secondaires dus à la pose et au retrait de ce dispositif. Les symptômes les plus fréquents liés aux dispositifs ESSURE sont les douleurs musculo-squelettiques (75 %), l’asthénie (63 %) et les douleurs pelviennes (55 %) (étude réalisée sur 98 patientes). La suspension, en août 2017, du certificat de marquage CE de l’implant ainsi que l’arrêt de sa commercialisation en septembre 2017 témoignent du véritable danger que représente cette contraception. Malgré cette reconnaissance, les victimes regrettent qu’il n’existe pas de suivi médical efficace adapté à leur situation, déclarant se sentir délaissées, notamment parce que certaines n’ont toujours pas eu de rémission complète. En outre, il est surprenant que les dernières porteuses de cet implant n’aient pas été informées des risques encourus et de la possibilité d’être explantées.
Le 19 avril 2017, un comité scientifique mis en place par l’Agence nationale de sécurité du médicament rendait un rapport où il n’excluait pas un lien causal entre les métaux contenus dans l’implant ESSURE et les effets secondaires des victimes. Par conséquent, il avait recommandé la réalisation d’une analyse des explants et des tissus associés pour obtenir des réponses à leurs recherches. Cette étude n’a jamais été menée alors même que la cause des effets indésirables de l’implant ESSURE est attendue par toutes les femmes qui en ont été victimes. Ces femmes se sentent rejetées et isolées, l’absence de réponses à leurs interrogations a causé une déconsidération aussi bien auprès de leur entourage que du corps médical. Malgré la mise en place d’un comité de suivi par le ministre des solidarités et de la santé en 2020 qui a abouti à une revue des méthodes d’explantation, le nombre de victimes de cet implant ne cesse d’augmenter. Or seules 22 000 femmes auraient procédé à une explantation, ce qui signifie qu’il reste encore de trop nombreuses femmes porteuses de l’implant. Les protocoles actuels ne sont plus suffisants. Il devient alors nécessaire et important de créer une campagne de sensibilisation, d’information et de suivi des femmes bénéficiant ou ayant bénéficié de ce dispositif. Elle lui demande donc si des dispositions de prévention et d’action ont été envisagées afin d’avertir les 198 000 femmes implantées en France sur les dangers encourus, si un parcours de soin ainsi qu’une prise en charge adaptée et spécifique va être proposé à ces femmes et si des études sur l’implant ESSURE et les effets secondaires qu’il produit vont être à nouveau menées.
Et si les femmes abandonnaient cette contraception pour écouter leur corps ?

Arwen
Il faudrait écrire: ce dont elles ont envie.
Ou ce qu’elles ont envie de faire.
mouette
Ne vous inquiétez pas, Madame Ménard, les migrants que vous appelez désormais de vos vœux n’emploieront aucune de ces méthodes pourries et pourront nous remplacer aisément !
ROY
Le couple Menard est de plus en plus bizarre , ce problème d’implant mal supporté les gynécos et le médecins généralistes le connaisse depuis plusieurs années et n’ont pas besoin d’une énième loi (sans décret d’application comme d’hab) pour savoir exercer leur métier ; l’implant de thérapie expérimentale (dit vaccin) inefficace chez les enfants n’est il pas plus dangereux.
Meltoisan
Apparemment, il ne s’agit pas d’une volonté d’entrave vis-à-vis d’une pratique mais d’une question d’information médicales et de mesures à prendre pour éviter les effets secondaires et risques afin de protéger les femmes.
C’est un peu comme si on n’avait pas eu le droit d’évaluer les risques à moyen et long terme des vaccinations à ARNm. Ah, on n’a pas eu le droit ? Et le fournisseur a fait signer des dérogations interdisant toute poursuite… ?
Je ne soutiens pourtant pas Mme Ménard (son mari agace assez les français comme ça) mais elle soulève un problème dont la solution pourra profiter aux femmes et fait son travail de parlementaire, ce qui est bien.