Après avoir fait exhumer le corps du général Franco en 2019, le gouvernement socialiste espagnol veut en finir avec la dimension sacrée et réconciliatrice de la Vallée des Morts (Los Caidos) haut lieu de mémoire dédié aux victimes de la guerre civile espagnole.
Édifiée entre 1940 et 1959 à l’initiative de Franco, avec l’aide de prisonniers républicains, la Vallée de Cuelgamuros abrite les dépouilles de plus de 33 000 morts des deux camps du conflit civil. Son impressionnante croix de 150 mètres, la plus haute du monde, domine un sanctuaire où se recueillent depuis plus de 60 ans les bénédictins qui y assurent l’entretien liturgique et spirituel. L’objectif de ce monument monumental ? La réconciliation nationale, dans un pays marqué à vif par les affrontements fratricides des années 1930.
La « Loi de Mémoire Démocratique« , votée par le PSOE, prévoit ainsi une série de mesures visant à réécrire l’histoire du XXe siècle espagnol : déboulonnage de statues, changement de noms de rues, suppression des symboles dits « franquistes »… et transformation de la Vallée des Morts en musée d’État laïc.
Concrètement, l’objectif du gouvernement est d’expulser la communauté bénédictine, mettre fin à toute célébration religieuse dans la basilique, et désacraliser ce lieu chrétien. Le ministre de la Présidence, Félix Bolaños, a annoncé vouloir faire un espace muséal consacré à la « mémoire historique ».
Le cardinal Antonio Cañizares et l’évêque Juan Antonio Reig Pla ont publiquement dénoncé cette atteinte au patrimoine religieux et spirituel du pays.
Les moines bénédictins, en poste depuis 1958 et protégés par un accord signé entre l’État espagnol et le Saint-Siège en 1979, ont saisi la justice.
Giacomo
Le général Franco fut l’un des plus grands chefs d’état qu’ait connu l’Espagne contemporaine.
-Il a évité à l’Espagne de devenir un état totalitaire communiste soumis à l’Union Soviétique, et à la France d’avoir à ses frontières 3 pays unis dans le Pacte Germanosoviétique.
-Il a évité l’entrée en guerre de l’Espagne qui lui aurait été fatale, après des années de guerre civile, des dégats considérables et près d’un million de morts. L’Amiral Canaris chef de l’Abwehr allemande, secrètement proche de Franco, avait très tôt compris que l’Allemagne allait perdre la guerre. Il l’a rapidement convaincu de rester neutre.