La police israélienne a annoncé lundi que des débris de missiles étaient tombés dans la vieille ville de Jérusalem, notamment à proximité de la mosquée Al-Aqsa et de la basilique du Saint-Sépulcre, après des tirs en provenance d’Iran.
C’est la raison pour laquelle les autorités israéliennes ont fermé pour des raisons de sécurité les lieux saints de la ville comme tous les lieux publics non essentiels. À dix jours du début de la Semaine sainte, la question se pose de la célébration du triduum pascal si le Saint-Sépulcre demeure fermé.
La décision de fermeture concerne les sanctuaires des trois religions. Les lieux saints resteront donc fermés «jusqu’à nouvel ordre».
L’accès à l’esplanade des Mosquées a été fortement restreint et, le plus souvent, totalement interdit.
La célébration des Rameaux est traditionnellement marquée à Jérusalem par une grande procession, qui part de Bethphagé – sur la pente orientale du mont des Oliviers – pour rejoindre la basilique Sainte-Anne. Sa tenue est incertaine. À ce jour, les consignes en vigueur spécifient que les rassemblements en extérieur ne peuvent pas réunir plus de 50 personnes.
La fermeture du Saint-Sépulcre n’est pas inédite. La basilique a déjà été fermée à plusieurs reprises lors de conflits ou de crises majeures. Le plus longtemps avait alors été durant la guerre du Golfe en 1991.
À ce stade, tout dépendra de l’évolution de la situation militaire dans les prochaines semaines.
