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Intelligence artificielle / Médias : Nouveaux médias

Jusqu’où Google a-t-il enregistré des conversations privées

Jusqu’où Google a-t-il enregistré des conversations privées

Encore une idée “complotiste” qui se révèle exacte… :

Le 26 janvier 2026, à San Jose, en Californie, Google a officiellement déposé un règlement judiciaire visant à clore une plainte majeure liée à l’espionnage de conversations privées par Google Assistant. L’affaire, qui remonte à mai 2016, repose sur des accusations graves : des enregistrements audio captés sans activation volontaire, puis exploités dans l’écosystème publicitaire du géant technologique.

L’espionnage dénoncé par les plaignants repose sur un mécanisme précis. Selon la plainte collective, Google Assistant se déclenchait par erreur, sans commande vocale intentionnelle. Dès lors, l’appareil enregistrait des conversations privées, parfois longues, parfois intimes. Ces enregistrements n’étaient ni clairement signalés ni explicitement autorisés, selon les documents judiciaires examinés par Reuters. Ce dysfonctionnement technique n’était donc pas marginal. Toujours selon Reuters, ces activations accidentelles, appelées « fausses acceptations », se produisaient sur une large gamme d’appareils. Smartphones, enceintes connectées et écrans domestiques étaient concernés.

Plus encore, la plainte affirme que ces conversations n’étaient pas seulement stockées sans le consentement des utilisateurs et à leur insu. Elles auraient servi à alimenter les systèmes de ciblage et d’optimisation publicitaire de Google. Ce point est central. Il transforme un problème de confidentialité en soupçon d’exploitation commerciale illicite, souligne Reuters. […]

Face à ces accusations d’espionnage, Google a toujours nié toute intention frauduleuse. La firme affirme que les enregistrements litigieux servaient avant tout à améliorer la reconnaissance vocale. Toutefois, comme l’a souligné Reuters, cette défense n’a pas suffi à écarter le risque d’un procès long et coûteux. D’où la stratégie de défense de Google, présentée comme pragmatique plutôt qu’aveu de faute. L’accord conclu est lourd de sens. Google s’engage à verser 68 millions de dollars, soit environ 62 millions d’euros, pour mettre fin à la plainte. […]

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