La gauche se mobilise en Allemagne en faveur d’une pleine légalisation de l’avortement, faisant de ce sujet un argument de campagne électorale en vue des législatives de février.
En Allemagne, l’avortement reste illégal en principe conformément au paragraphe 218, adopté dans le code pénal sous l’Empire allemand, en 1871. Il est toutefois impuni si pratiqué au cours des douze premières semaines de grossesse. Un peu plus de 100 000 avortements sont pratiqués chaque année en Allemagne. Les femmes doivent se soumettre à une consultation, puis un délai de réflexion de trois jours est prévu avant l’intervention.
Le projet de loi des députés de gauche préconise la légalisation jusqu’à la douzième semaine de grossesse, la fin du délai de réflexion et la prise en charge des coûts par l’assurance maladie.
Les conservateurs de la CDU et du parti bavarois allié CSU, plus grand groupe d’opposition et grand favori des sondages aux élections du 23 février avec 32 % des intentions de vote, s’y opposent catégoriquement. Le chef de la CDU Friedrich Merz avait qualifié l’initiative de « scandaleuse ».
Le député CSU Dorothee Bär a reproché aux partisans de la nouvelle réglementation de mener un « combat culturel qui divise ». « Avec nous, la protection de la vie n’est pas négociable ».
Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), donné deuxième derrière les conservateurs dans les sondages (18 %), a lui placé ce sujet au cœur de sa campagne électorale. Il réclame d’autoriser les avortements seulement après un viol ou en cas de danger pour la santé de la mère. Le parti dit vouloir établir une « culture de bienvenue pour les enfants ».
Biem
Il est des démons qu’on ne peut chasser que par le jeûne et la prière Mt 17:21