De Daniel Cadet pour Le Salon beige :
Et si l’origine du Fascisme se trouvait dans les Lumières, s’interroge l’historien Frédéric Le Moal, qui propose une définition :
« une idéologie socialiste et nationaliste, antilibérale, révolutionnaire et totalitaire, aspirant à former un homme nouveau, qui à l’aide d’un Parti unique, embrasserait l’ensemble de la société, de la vie de l’individu, en le coupant de ses traditions, sans oublier l’apologie de la violence ».
En fin de compte, le Fascisme hérita des Lumières et de Rousseau, de la Révolution Française et du jacobinisme, le concept de souveraineté populaire, sous la forme de volonté collective, le fantasme du Peuple-Un, le rêve de créer un peuple et un homme nouveau, le rejet viscéral du catholicisme. Le Fascisme se rattache à la grande facture de 1789. La culture fasciste n’est pas de droite ou « d’extrême droite », c’est en réalité un concept de démocratie totalitaire.
Rappelons aussi que la plupart des chefs du régime fasciste italien venaient de la gauche et Mussolini avait été un des dirigeants du Parti Socialiste italien, d’obédience marxiste. Le fascisme italien fit de l’Etat un mythe en s’appuyant sur la planification de l’économie et la redistribution des richesses. La vérité aujourd’hui c’est que le fascisme n’existe plus que par l’Antifascisme, concocté dans les années 1950 par Staline, le plus gigantesque assassin et manipulateur de l’Histoire, afin de déconsidérer de la manière la plus odieuse tout opposant quel qu’il soit…et cela fonctionne grâce à la naïveté du public.
D.Cadet
Le Fascisme, mythes et réalité Frédéric Le Moal, éditions de l’Homme Nouveau, 2025, 70 pages
