Différentes mouvances de la droite nationale se sont réunies hier à Paris, à l’initiative de la revue Synthèse nationale. Parmi les personnalités présentes, on note Robert Spieler, le président du Bloc identitaire Fabrice Robert, Odile Bonnivard, Jérôme Bourbon, Olivier Pichon, Hilde de Lobel, députée du Vlaams Belang, Nicolas Bay (MNR) et Jean-François Touzé (FN). Bernard Antony, empêché par la grève d’Air France, a fait lire un message.
"Un Grenelle de l’identité", s’est félicité à la tribune Bruno Larebière, rédacteur en chef de Minute et du Choc du mois.
La direction du FN avait demandé à ses cadres de ne pas se rendre au colloque et le délégué général adjoint du FN, Martial Bild, qui avait annoncé sa présence, a renoncé à venir. Seul était présent Jean-François Touzé, membre du bureau politique, qui a dit :
"Une grande partie de la famille nationale est aujourd’hui hors du Front. Je milite pour que le Front soit à nouveau le lieu de rassemblement de cette famille […] le FN demeure un vecteur essentiel du combat national".
Le secrétaire général du MNR, Nicolas Bay a expliqué qu’il fallait "réinventer la droite nationale" en construisant un rassemblement "sans arrière-pensée hégémonique" :
"Le pape Benoît XVI le soulignait récemment : « L’Occident montre disait-il une haine envers lui-même qui paraît étrange et peut être considérée uniquement comme un phénomène pathologique ; l’Occident ne s’aime plus. Dans son histoire, il voit uniquement ce qui est blâmable et destructif, et il n’est plus capable de reconnaître ce qui est grand et pur.»"
S’il a évoqué les "divergences de vue" avec Marine Le Pen, il a souligné "les qualités politiques évidentes" de la fille de Jean-Marie Le Pen, qui "a toute sa place" dans le "rassemblement des patriotes sincères".