Le 12 octobre, le ministère de la Santé a publié au Bulletin officiel sa circulaire « relative à la deuxième phase de délégation des crédits de dotations aux établissements de santé pour 2026 ». Le document fixe les ressources d’Assurance maladie des établissements de santé : 868 millions d’euros supplémentaires sont distribués. Une phase qui « vient concrétiser les priorités fixées par le Gouvernement en matière de recherche, d’innovation et de santé publique », assure la ministre Stéphanie Rist.
Des dotations sont prévues pour les soins palliatifs. Sur le plan des ressources humaines, 0,13 M€ seront consacrés à « l’affectation transitoire d’emplois de chef de clinique des universités-assistants des hôpitaux ». A ce montant s’ajoutent 0,8 M€ alloués « au titre des 12 mois à réaliser au sein d’établissements de santé par des assistants-spécialistes « médecine palliative » dont la prise de poste interviendra en novembre 2026 », et 0,1 M€, visant à financer 12 postes d’assistants-spécialistes douleur chronique. A titre de comparaison, le financement des postes de « conseillers en transition énergétique et écologique en santé (CTEES) » et de « coordinateurs régionaux des CTEES » s’élève, lui, à 3,6 M€.
Les soins palliatifs récupèreront quand même quelques financements supplémentaires au titre des « plans et mesures de santé publique ». Cette seconde circulaire affiche une allocation d’un million d’euros « pour le développement des soins palliatifs et l’accompagnement en fin de vie dans le cadre de la stratégie décennale ».
D’autres secteurs bénéficient de financements d’une autre ampleur.
Ainsi, l’enveloppe dévolue au diagnostic préimplantatoire est de 7 M€ afin de « compenser les charges non facturables liées à la pratique de ce diagnostic ». Les centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN) recevront une dotation de 16,2 M€. Ce sont ces centres qui délivrent les « attestations de particulière gravité » en vue d’un avortement (interruption médicale de grossesse).
Enfin les « surcoûts cliniques et biologiques de l’assistance médicale à la procréation » pourront être couverts à hauteur de 42 M€.
65 millions d’euros pour la PMA et le diagnostic prénatal ou préimplantatoire, à peine 2 millions d’euros pour les soins palliatifs. « Les priorités fixées par le Gouvernement » sont claires.
