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France : Société

Le violeur de conscience et des corps et la violence politique

Le violeur de conscience et des corps et la violence politique

De Pierre-Antoine Pontoizeau, pour le Salon beige

Le discours du 12 juillet d’Emmanuel Macron n’est pas celui d’un progressiste attaché à la liberté de conscience et à l’émancipation de ses contemporains. C’est celui d’un violeur de conscience qui fait régner la peur et profère des menaces pour obliger et contraindre une population à se soumettre. Les chiffres sont éloquents : 1, 3 millions de rendez-vous sur Doctolib. Le site annonce sur une journée 926.000 rendez-vous. Si certains se féliciteront de l’efficacité de la parole présidentielle, d’autres s’étonneront qu’un tel viol des consciences ne suscite pas plus de réaction. La menace a porté. Mais ces nombres sont, en soi, la preuve d’une réaction de peur terrorisante. La réaction des 120.000 manifestants en est une autre, celle de la révolte contre le viol des corps qui suit celui des consciences comme le disent les infirmiers et infirmières.

Lorsque Serge Tchakhotine écrit en Le viol des peuples par la propagande politique en 1939, il explique fort bien les étapes de ce viol organisé : « 1. Suggérer la peur et faire ensuite entrevoir la possibilité d’atteindre la sécurité par les actions proposées par le propagandiste, 2. mettre les nouvelles idées en relation avec des idées traditionnellement acceptées par les masses, 3. avoir un nombre relativement restreint de formules tranchantes et concises afin qu’elles deviennent des symboles, 4. exposer sans cesse la population à l’action de la propagande, 5. employer l’exagération et adapter la propagande en fonction de l’auditoire auquel on s’adresse et 6. s’appuyer sur la force de la propagande pour empêcher les autres idées de s’exprimer. » [1]. Tout est là. Le discours d’Emmanuel Macron est celui d’un violeur de conscience qui prive chacun de son libre arbitre, prive chacun de sa réflexion en vue d’un consentement éclairé. Le viol est manifeste.

En effet, les textes européens sont, à cet égard, édifiants pour confirmer le viol politique commis le 12 juillet. Ils montrent que la France sombre dans l’abus de pouvoir tyrannique d’un homme qui pense avoir le droit de violer les esprits, puis les corps, au nom de sa seule volonté. La résolution 2361 adoptée en 5e séance de l’assemblée européenne le 27 janvier 2021 stipule : « 7.3.1. de s’assurer que les citoyens-nes sont informés que la vaccination n’est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner ; si il(elle) ne souhaite pas le faire personnellement. 7.3.2. de veiller à ce que personne ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné, en raison de risques potentiels pour la santé ou pour ne pas vouloir se faire vacciner. » Et ce même texte prévoit : « 7.3.4. de diffuser en toute transparence des informations sur la sécurité et les éventuels effets indésirables des vaccins, de travailler avec et réglementer les plateformes de médias sociaux pour empêcher la propagation des fausses informations. »

L’événement du 12 juillet constitue bien une agression caractérisée contre les populations qui furent assignées à résidence et aujourd’hui contraintes de subir une thérapeutique en cours d’expérimentation, alors qu’elles ne sont pas malades ! Demain, les non-vaccinés, dont ceux qui ne peuvent l’être du fait de maladies qui leur interdisent la vaccination, cas de mon épouse informée par Améli, site de l’assurance maladie, devront-ils être euthanasiés parce que dangereux pour la société ? Je ne plaisante pas. Faire la guerre aux non-vaccinés, mais jusqu’où ? Les menaces et agressions verbales de certains journalistes (dont Emmanuel Lechypre: « et on vous vaccinera de force ») qui précédèrent d’une semaine à peine l’agression présidentielle laissent perplexe sur les intentions d’épurations génétiques des populations malsaines. Jusqu’où le viol des consciences sera-t-il toléré, de l’enfermement au viol des corps et demain … ? Licencier les non-vaccinés, c’est déjà la menace contre les personnels de santé, aliéner la libre circulation, c’est écrit. Tout cela est un meurtre symbolique, un premier meurtre social qui a terrorisé ceux qui se sont soumis le 13 juillet. Mais ne précède-t-il pas le meurtre légitime des vieux, des handicapés, des non-vaccinables ? Non jureront-ils. Mais ils ont déjà violé leurs paroles pour en arriver là, là où tous disaient qu’il fallait être paranoïaque ou complotiste pour imaginer cela : l’obligation d’une part et l’interdiction de circulation d’autre part. Or nous y sommes avant le vote de l’avènement de la tyrannie de cette fin juillet. Nous serons la première tyrannie sanitaire de l’histoire contemporaine.

Pour conclure, les réactions légitimes des manifestants et des personnels de santé, mieux informé peut-être, pour ne pas accepter ces menaces et injonctions témoignent de la violence physique qui accompagne le viol des consciences. Il s’agit bien de violer l’intégrité physique des personnes en leur imposant une thérapeutique contre leur volonté ou par un consentement forcé. Cette relation archaïque d’un chef à ses populations rappelle les serfs des anciens temps sur lesquels s’exerçait un droit de vie ou de mort, à l’instar des esclaves. Le progressisme impose alors une immense régression civilisationnelle inédite comme le note François-Xavier Bellamy dans son récent article du 14 juillet dans le Figaro : Passe sanitaire, une remise en cause profonde et inédite de notre modèle de société. Déjà, des pays s’inquiètent de cette dérive et Angela Merkel prend ses distances, avant sans doute de désapprouver ou condamner l’inacceptable. Mais, une telle violence interroge. Saint Thomas d’Aquin, pacifique et peu enclin à écrire sur le politique, y consacra toutefois quelques travaux dont un célèbre sur le tyrannicide et le droit des gens de mettre un terme à la violence du tyran de gouvernement. Plus tard, en 1619 Lope de Vega raconte Fuenteovejuna, le meurtre populaire du Commandeur tyrannique devenu insupportable dans un village de la province de Cordoue. La libération !

Nous sommes peut-être là, à ce moment où la violence politique tyrannique produit en réaction celle bien légitime de la violence du peuple souverain. Celui qui menace ne doit-il pas être menacé, celui qui viole les corps ne doit-il pas craindre de même ? Et croyez-moi, je suis l’époux d’une non-vaccinable et j’attends dans la crainte l’exécution de ces menaces qui nous excluront de la vie sociale. Jamais je n’avais pensé vivre à l’aube d’une tyrannie après avoir vécu le déclin de l’empire soviétique. Qui peut maintenant douter que le progressisme est incompatible avec la tyrannie ? Et j’ai peine pour cette ultime victime : l’esprit scientifique, humilié, avili, violé par des intérêts et des projets politiques, car rien de ce qui nous est servi ne mérite le nom de science ; car la science ne dit pas la vérité ni ce qu’il convient de croire ou de faire. N’en déplaise à monsieur Lechypre qui devrait urgemment lire l’histoire du médecin Semmelweis. Celui-ci subit les foudres des médecins européens au milieu du 19e siècle, parce qu’il avait l’outrecuidance d’observer que le lavement des mains évitait les fièvres puerpérales qui tuaient tant de femmes en couche, alors que les modernes scientistes y voyaient les restes des ablutions religieuses inutiles. Un peu de modestie serait de mise, un peu de respect d’autrui, un peu de bienveillance aussi. Sinon, la violence appelle la violence et ces cycles sont souvent immaîtrisables comme l’histoire nous l’apprend. Il est urgent que nos députés interviennent et se ressaisissent, mais est-il encore temps ? La suite s’appellerait alors légitime défense.

[1] POTRIQUET, Georges, Le modèle de propagande de Tchakhotine, 2010, Revue Humanisme, n°289, p.71 à 73

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3 commentaires

  1. Pour le Chef de l’État et ses complices, l’expression « antivax » est équivalente à fasciste ou nazi, … mais en faisant cela, ils se désignent alors eux-mêmes comme staliniens ! Parfois, on entend aussi dire qu’il s’agit de gilets jaunes », ce qui, à mon avis, est idiot.

    Cependant, si comme moi, vous n’êtes pas antivax mais ne voulez pas de ces nouveaux vaccins dits « génétiques » sur lesquels des scientifiques reconnaissent qu’on manque de recul, exigez que l’État mette à disposition de tous ceux qui le veulent un vaccin classique à protéines recombinantes; le vaccin Sanofi-Pasteur – GSK qui sera disponible dans quelques mois.

    La France, une des principale puissances mondiale doit quand même pouvoir sortir au plus tôt ce vaccin réclamé par des millions de personnes ; sauf si elle dirigée par des nuls, bien sûr !

    Enfin, même si ce n’est pas mon cas, demandons le respect pour ceux qui ne veulent pas se faire vacciner, c’est effectivement leur droit. Je suis certain que la plupart d’entre eux restent prudents vis-à-vis de leur entourage, comme ils le font aussi en période de fortes grippes hivernales.

    Note : Si l’État ne met pas à disposition le vaccin classique dans un délai raisonnable, la justice pourrait s’en mêler. N’exige-t-on pas l’obligation de moyens (best effort) dans les contrats ?

    • Meltoisan le bon sens veut qu’on ne vaccine pas contre une maladie appartenant au passé. Le Covid 19 a sévi en 2020, il est terminé. Aujourd’hui le « variant delta » est un simple rhume. Même un vrai vaccin ne servirait à rien; A fortiori ce jus de poison à la Josef Mengele.

  2. Merci MartinLaurent pour ces précisions.

    À ma connaissance, il existe 3 types de vaccins dits classique :
    1- protéines recombinantes,
    2- virus inactivés
    3- virus atténués.

    La 3ème catégorie, d’après ce que j’ai lu, peut poser des problèmes si des virus ne sont pas assez atténués ou être inefficace s’ils le sont trop.

    La 1ère (Sanofi-Pasteur – GSK, …) contient effectivement la protéine spike puisque c’est le principe du vaccin mais elle n’est pas fabriquée ou répliquée par l’individu via l’ARN. Elle est injectée pour provoquer la réaction puis est éliminée. C’est vrai, vous avez raison, il peut y avoir des problèmes mais ils sont rarissimes. D’autres vaccins de ce type sont utilisés depuis longtemps et fonctionnent bien (note à préciser par des connaisseurs SVP) depuis longtemps

    La 2nde (VALVENA) que vous décrivez en détail est du type virus inactivés. J’avais cru comprendre qu’ils étaient assez peu immunogènes d’où l’ajout d’adjuvants et des injections répétées. C’est pour cela que je m’en étais tenu au vaccin classique à protéines recombinantes. Mais si celui de Valvena fonctionne bien et qu’il est disponible rapidement en France, pourquoi pas effectivement.

    Je précise que je ne suis pas dans le domaine médical et que même si je suis de formation scientifique et curieux de tout, je peux me tromper.

    Nous sommes bien plus précis que certains pseudo-médecins ou prétendus scientifiques qui passent de plateau en plateau en se comportant en politiciens de pacotille nous expliquant ce qu’il faut penser et ce qu’il faut faire. Un certain docteur 2raies pour n’en citer qu’un fait beaucoup de politique et peu de science et passe son temps à mépriser les auditeurs de la hauteur de son arrogance.

    Dans l’attente de Sanofi Pasteur ou de Valneva, je vous dis à bientôt, j’espère, pour d’autres informations.

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