Un prêtre diocésain a répondu aux questions du "midi libre" de Montpellier en tenant des propos sur le Da Vinci Code pour le moins surprenants :
"C’est un roman et à ce titre, le romancier a le droit d’inventer l’intrigue comme cela l’arrange. Ce livre et ce film constituent pour tous les chrétiens une bonne occasion de réfléchir".
Dans un courrier parfois cinglant, un abbé de la Fraternité Saint Pie X lui répond en voisin :
"On ne dit pas n’importe quoi sur le Christ qui est Dieu, sur l’Église qu’Il a fondée pour aider les hommes à s’élever vers Lui. Celui qui aime Dieu, ne supporte pas que l’on traite indignement l’objet de son amour".
L’abbé en adresse copie à monseigneur Thomazeau, évêque de Montpellier et à monseigneur Baldelli, nonce apostolique. Celui-ci lui répond trois jours après et qualifie les propos parus dans le journal de "malheureux" et rajoute : "je crois que vous avez eu raison de réagir", sans pour autant accepter une attaque violente contre Vatican II figurant dans le courrier de l’abbé, attaque que monseigneur Baldelli réfute longuement.
Il est intéressant de noter d’abord que le représentant du Saint Siège ait pris la peine de répondre aussi rapidement. Il aurait pu ne pas donner suite et renvoyer l’affaire à l’évêque du lieu. Mais surtout son intervention, sans en approuver entièrement la forme, agrée la réaction d’un prêtre de la Fraternité Saint Pie X sur un problème de fond (défense de la Foi et de l’Eglise).