La presse américaine est en pleine déroute face à la concurrence d’internet, poussant de nombreux journaux à chercher leur salut dans un nouveau "journalisme citoyen", écrit par des lecteurs et témoins de la rue, comme les blogs. Derniers exemples de la crise de la presse : le rachat jeudi du Reader’s Digest et la bataille pour le rachat du Tribune, groupe possèdant 11 journaux dont le Los Angeles Times. Selon la Newspaper Association of America, la diffusion des quotidiens a encore baissé de 2,8% sur la période avril-septembre 2006. L’an dernier ont été supprimés des milliers d’emplois dans les rédactions et la plupart des groupes de presse cotés en Bourse ont vu leur cours chuter.
Alors les journaux tentent de trouver un nouveau modèle à l’heure de l’internet alors que certains experts prédisent la disparition de la presse imprimée d’ici quelques d’années. De plus en plus de journaux misent sur ce qui a fait le succès des blogs, les contributions directes des lecteurs : ils ouvrent leurs colonnes à un "journalisme citoyen", amateur, bénévole, dans un mélange avec les professionnels. Gannett, le premier groupe de presse américain (90 journaux dont USA Today) a décidé d’incorporer des commentaires de lecteurs et de blogs dans ses journaux, et de faire rédiger des articles spécialisés par des amateurs éclairés comme des ingénieurs retraités ou des avocats.
Robert
Et comme excellent exemple, le salon Beige ! merci pour votre précieux travail ! Amicalement
claire
pourquoi “retraités”???
Pascal G.
La présence et l’existence de journeaux et/ou revues d’opinion demeure indispensable, car l’imprimé, pour l’instant, permet un type de lecture plus approfondie, et un transport plus facile. Il fixe ainsi, par sa matérialité, la réflexion et permet une expression plus élaborée : l’écran d’ordinateur n’est pas favorable aux longs textes de fond, et oblige à les imprimer pour s’en imprégner, comme pour le contenu d’un livre. Mais pour survivre, la presse imprimée devra être soit très spécialisée thématiquement, soit de grande qualité : la presse généraliste quotidienne ne correspond plus à ces deux critères. Qu’elle meure donc. Mais dans notre famille d’idées, combien de revues, journaux et hebdos survivront-ils ?
Sancenay
ainsi arrivera-t-il que le ” vent de l’histoire ” se retournant, il emportera prestement avec lui quelques feuilles mortifères sur le sort desquelles nous ne pleureront pas.
Eric fils de Paul
Il ne me semble pas s’agir de forme de l’information lorsque l’on evoque la disparition de la presse ecrite. En revanche, il s’agit de fond !
Ce qui se passe pour la presse ecrite se passe de la meme maniere avec la television. La cause de la desaffection de ces medias est liee au monopole qu’ils ont eu depuis, au moins, la derniere guerre. Ce monopole s’est transforme en expression des minorites dans laquelle peu se retrouvent.
L’avenement d’Internet permet a tous ceux qui ont soif d’une information non censuree de retrouver une liberte perdue et de s’exprimer sans lynchage mediatique.