Yves Daoudal revient sur l’affaire des HLM de Paris :
"L’affaire des HLM de Paris a défrayé la chronique pendant 12 ans. (…) Elle concernait d’énormes détournements de fonds, au profit de personnes privées, et du parti chiraquien. C’était la plus importante affaire de corruption politique depuis l’affaire Urba. Et voici son épilogue judiciaire : des peines légères de prison avec sursis, et des amendes. (…)
Les peines infligées sont même nettement inférieures à celles qui avaient été requises. Le président du tribunal s’en est justifié en invoquant " l’ancienneté des faits "… "Le tribunal a tenu à ne pas faire peser la responsabilité pénale trop lourdement sur ceux qui comparaissaient et a tenu compte d’un certain nombre d’absences et du temps écoulé", précisait l’un des avocats. Un certain nombre d’absences, en effet.
Et puis aussi, ajoute l’AFP : "Souvent retraités, voire chômeurs depuis le scandale, presque tous unis par des liens maçonniques, ces dirigeants de sociétés de nettoyage, d’ascenseurs ou de revêtements ont longuement décrit à la barre les usages d’un temps où, comme l’a dit l’un d’entre eux, on ne savait même pas ce qu’étaient les abus de biens sociaux". Sic.
Alors, bien sûr, quand on ne sait pas, on n’est pas vraiment coupable… Quant aux liens maçonniques, il serait évidemment malséant, voire diffamatoire, d’imaginer qu’ils puissent exister aussi entre les prévenus et les magistrats."