Le Comité fiscal du Sénat du Nouveau-Mexique a voté pour faire avancer une législation qui obligerait les compagnies d’assurance à subventionner l’avortement, la contraception et les procédures de « transition de genre », les entités religieuses étant exemptées des contraceptifs mais pas des autres éléments.
La loi SB 189 exige que les régimes d’assurance maladie collective « couvrent le coût total des soins [dits] d’avortement » et des « soins d’affirmation de genre » (définis comme toute « procédure, service, médicament, dispositif ou produit [destiné à traiter] l’incongruence entre l’identité de genre de l’individu et le sexe qui lui a été assigné à la naissance » ; et « au moins un produit ou une forme de contraception dans chacune des catégories de méthodes contraceptives identifiées par la Food and Drug Administration fédérale », ainsi que les « services cliniques connexes » à la contraception.
Le projet de loi stipule qu’« une entité religieuse souscrivant une assurance maladie individuelle ou collective peut choisir d’exclure les médicaments ou dispositifs contraceptifs», mais ne contient aucune disposition comparable les exemptant de l’avortement ou du « changement de sexe », ce qui expose les hôpitaux religieux et le personnel religieux à être contraints de participer à de telles procédures.
Selon Live Action, le projet de loi est examiné en procédure accélérée à la demande du gouverneur démocrate Michelle Lujan Grisham. Les démocrates contrôlent les deux chambres de l’Assemblée législative du Nouveau-Mexique avec une large majorité ; le SB 189 devrait donc parvenir sans difficulté à son bureau pour être promulgué.
« Ce projet de loi inverse les priorités. Il subventionne les avortements de convenance à motivation idéologique, dont 98 % sont utilisés comme moyen de contraception, et les chirurgies de réassignation sexuelle à des fins non essentielles, tout en ignorant les soins de santé vitaux et médicalement nécessaires », a témoigné Elisa Martinez de la New Mexico Alliance for Life.
Le Nouveau-Mexique défend ardemment le « droit à l’avortement », au détriment de la liberté de choix de celles et ceux qui s’y opposent. En 2024, l’État a dépensé 400 000 dollars de fonds publics en publicités visant à « inviter cordialement et avec enthousiasme » les praticiens d’avortement d’autres États à s’y installer. L’année dernière, le Bureau des droits civiques (OCR) du département américain de la Santé et des Services sociaux (HHS) a ouvert une enquête sur l’hôpital presbytérien du Nouveau-Mexique, soupçonné d’avoir tenté de contraindre son personnel médical à pratiquer des avortements.
