Roberto de Mattei a été professeur d’histoire dans plusieurs universités italiennes, et Vice-président du Consiglio Nazionale delle Ricerche (CNRS italien), la plus grande institution scientifique d’Italie. Il est actuellement président de la Fondazione Lepanto, directeur de l’agence d’informations Corrispondenza Romana (en langue française Correspondance européenne) et de la revue mensuelle Radici Cristiane. Il a accordé à La Porte Latine, le site officiel du District de France de la FSSPX, un long entretien, dont voici un extrait :
Je crois que dans la crise actuelle, il est très important de défendre la “romanité” de l’Eglise, qui est sa dimension juridique et institutionnelle, mais aussi l’héritage des mémoires surnaturelles enracinées dans la ville de Rome. Il y a une Rome éternelle supérieure à la Rome historique, mais c’est dans la Rome historique, dont le Souverain Pontife est évêque, que le Corps Mystique du Christ a pris son visage visible. L’“esprit romain”, que Louis Veuillot appelait “le parfum de Rome”, est cette capacité de puiser aux valeurs surnaturelles au travers de cette atmosphère dont Rome est imprégnée et que l’on ne respire qu’à Rome. L’esprit romain est le “sensus ecclesiae” : la perception des maux qui attaquent l’Eglise, la fidélité à tous les trésors de foi et de tradition que renferme cette Cité. Cet esprit romain s’est perdu aujourd’hui au Vatican, qui est malheureusement devenu un centre de diffusion d’anti-romanité.
A.F
Il n’a pas tort. L’Eglise catholique a réussi à faire la synthèse de néo-judaïsme universaliste des Apôtres, de l’héritage païen des Indo-Européens, et de la philosophie grecque. Personne d’autre ne l’a fait ni ne le fait vivre.
DUPORT
Les ravages de Vatican II ne sont pas terminés…