L’Ethiopie à la veille d’un conflit encore plus important ? Le 19 octobre, à la télévision, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré que l’Érythrée s’exposait à de graves conséquences si elle continuait à servir de base aux adversaires de son pays.
Pendant ce temps, au Tigré, le gouvernement fédéral a imposé, la semaine dernière et pour une durée de six mois, une administration intérimaire, en lieu et place des rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Le travail de cette nouvelle administration devra défendre « les intérêts nationaux de l’Éthiopie, l’unité de l’État de l’Éthiopie et les intérêts fondamentaux du peuple de Tigré », selon les mots du bureau du premier ministre.
Début octobre, les évêques catholiques avaient lancé un appel à la paix. « L’Église catholique éthiopienne appelle instamment toutes les parties à ouvrir leur cœur au pardon et à la réconciliation en renouvelant l’esprit de fraternité et de sororité qui nous unit, afin que notre nation puisse connaître une paix juste, durable et authentique ».
