Le Premier ministre belge Bart De Wever a averti, lors du Sommet européen de l’industrie à Anvers, que l’Union européenne risquait de sombrer dans la désindustrialisation, car les coûts élevés de l’énergie, la réglementation stricte et la concurrence mondiale des États-Unis et de la Chine entraînent des fermetures d’usines et découragent les investissements.
M. De Wever a déclaré que l’Europe pourrait devenir un « musée industriel » si Bruxelles ne mettait pas en œuvre des réformes urgentes, ne réduisait pas les formalités administratives, ne baissait pas les prix de l’énergie et ne traitait pas l’industrie comme un atout stratégique pour la sécurité, en liant la base manufacturière européenne à la résilience économique, à la préparation à la défense et au pouvoir géopolitique.
Dans des pays comme la Belgique, l’Allemagne, les Pays-Bas ou la France, l’état de l’industrie est « tout simplement dramatique ». Le chef du gouvernement fédéral a longuement évoqué les prix de l’énergie et une réglementation « excessive ». En raison de ces facteurs, la situation de l’industrie européenne dans des pays comme la Belgique est désormais « dramatique ».
« Nous sommes au bord d’une crise existentielle ».
« L’Europe doit cesser de vouloir tout faire, partout et tout le temps. » « La décarbonation de l’Europe deviendra synonyme de sa désindustrialisation. Et, finalement, de sa pauvreté et de sa perte de pertinence ».
« Si l’Europe veut compter dans le monde, notre industrie doit d’abord compter pour l’Europe ».
