A l’occasion de la sortie de son ouvrage sur La Lecture en question, nous avons interrogé Jean-Pierre Maugendre, ancien élève de l’École navale, ancien président du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France, directeur de Renaissance catholique et co-animaneeur de l’émission Terres de Mission sur TV Libertés.
Vous publiez un livre pour inciter à lire. Ne craignez-vous pas de ne prêcher qu’à des convaincus ?
Effectivement ce risque existe, c’est pour cela qu’avec mon éditeur nous avons fait le choix d’un livre de taille réduite qui se lit en 1h30. Nous nous sommes, de plus, attachés à un plan clair qui nous semble susceptible de susciter l’intérêt des lecteurs même occasionnels:
A la fin de votre ouvrage, vous proposez une petite bibliothèque de base dans laquelle il n’y a aucun roman. Pourquoi ce choix ?
Cette bibliothèque de base, composée de 11 rubriques: apologétique, spiritualité, doctrine, philosophie, politique, éducation-famille, etc., ne contient effectivement pas de rubrique romans. La raison en est que le sujet des romans est abordé dans la partie: Lectures de détente. Ces lectures sont, par nature très personnelles. Sont ainsi mis en valeur quelques romanciers célèbres contemporains: Eugenio Corti (Le cheval rouge), Mickael O’Brien (Père Elijah), Jean Raspail (Le camp des saints) ou plus anciens: Jean de La Varende (Les manants du roi) ou Vladimir Volkoff ( Le montage).
Vous dites que la lecture est en crise et pourtant 436 millions de livres sont vendus chaque année en France, 78000 nouveaux titres sont versés à la BNF chaque année, ce qui fait environ 200 nouveaux livres chaque jour. La lecture est-elle réellement en crise ?
La lecture est en crise parce que en moyenne le temps consacré, par chacun, à la lecture diminue. Les Français consacrent à la lecture le même temps, par semaine- 3h40- qu’ils consacrent aux écrans par jour- 3h21- Quant aux ventes de livres, parmi les 200 nouveaux livres parus chaque jour 90% ne seront pas vendus à plus de 500 exemplaires. Il suffit d’observer une rame de métro ou un wagon de train pour observer que la lecture d’un livre est devenue une originalité.
