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Massacre au Nigéria le dimanche des Rameaux

Massacre au Nigéria le dimanche des Rameaux

Des hommes armés ont tué plus de dix personnes lors d’une attaque survenue le dimanche des Rameaux dans le nord du Nigeria, ce qui a incité les autorités à imposer un couvre-feu pour rétablir l’ordre.

Le 29 mars, dimanche des Rameaux, des hommes armés ont attaqué la communauté de Gari Ya Waye à Angwan Rukuba, dans la zone de gouvernement local de Jos Nord, dans l’État du Plateau, au Nigéria. L’attaque visait des civils dans une zone desservie par l’archidiocèse catholique de Jos. Bien que les motivations, les auteurs et le nombre exact de victimes restent inconnus à ce jour, la piste terroriste d’inspiration islamiste est forte. L’archevêque Matthew Ishaya Audu a exhorté la population à ne pas instrumentaliser cet événement à des fins religieuses.

« Il y a eu des rumeurs… selon lesquelles, après le jeûne du Ramadan, ils allaient nous attaquer, nous les chrétiens. Est-ce quelque chose qu’ils préparent ? Est-ce même un conflit communautaire ? Je ne sais pas de quoi il s’agit », a-t-il déclaré .

 

Le nombre exact de victimes reste inconnu, mais selon Mgr Audu, « les informations font état d’environ 11 morts ». La vérification de ces chiffres est compliquée par le couvre-feu imposé par le gouvernement de l’État du Plateau dans la zone touchée immédiatement après l’attaque. Plusieurs sources avancent toutefois un bilan compris entre 11 et 30 morts.

Certains témoins désignent le groupe djihadiste nigérian Boko Haram comme l’auteur direct de l’attentat, mais aucune revendication officielle n’a été faite à ce jour. Les victimes sont majoritairement chrétiennes et ont été prises pour cible le dimanche des Rameaux, dans une zone déjà touchée par des islamistes.

Mgr Audu a averti que le couvre-feu pourrait engendrer plus de problèmes qu’il n’en résout.

« Les restrictions sont très strictes, personne ne peut circuler, sauf peut-être la police. Ils ne veulent même pas vous voir marcher. Par conséquent, si le couvre-feu est mal géré, certains pourraient en profiter, ce qui entraînerait une augmentation des meurtres et la mort de nombreux innocents ».

L’archevêque a appelé les fidèles à prier face à l’incertitude, replaçant la situation dans le contexte spirituel de la Semaine sainte.

« Qu’ils prient : c’est ce dont nous avons besoin maintenant. La Croix n’est qu’un chemin vers la résurrection ». « Nous croyons que toutes les épreuves de la vie, y compris celle que nous traversons actuellement, deviendront un lointain souvenir. »

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