Une proposition de loi déposée mercredi 28 janvier entend octroyer un droit de regard à l’État sur les associations qui dispensent les séances d’éducation à la vie affective et relationnelle (Evar) dans le premier degré; d’éducation à la vie affective et relationnelle, et à la sexualité (Evars) dans les collèges et lycées.
Alexis Guitton, secrétaire national responsable droits et société de la Fep-CFDT, le premier syndicat de l’enseignement privé, dénonce la “vision catholique traditionaliste et conservatrice de l’éducation à la vie affective et à la sexualité”, avec par exemple l’association Cycloshow-XY, qui propose notamment des ateliers non mixtes pour les classes de 6e et 5e. L’atelier pour les filles de 10 à 14 ans – la présence des mères est recommandée – vise à découvrir “la beauté du cycle féminin et de la grossesse, ainsi que le sens des règles”. Le fil directeur de celui destiné aux garçons de 11 à 14 ans – avec les pères cette fois – est “la conquête spatiale” pour “se préparer à la mission amour et vie”. Ces ateliers proposeraient également une vision très genrée. Autre association dans le viseur : Com’ je t’aime, fondée par Inès de Franclieu. Dans son livre Dis, en vrai, c’est quoi l’amour? édité par la communauté de l’Emmanuel, la sexualité est toujours associée à la reproduction – et la masturbation proscrite. Autres associations visées : Cler amour et famille ou encore des Associations familiales catholiques (AFC).
La proposition de loi présentée par les députés Violette Spillebout (Renaissance) et Paul Vannier (LFI) prévoit un contrôle renforcé de l’honorabilité pour toutes les personnes intervenant dans les établissements scolaires, qu’ils soient publics ou privés, et y compris pour les bénévoles.
