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Culture de mort : Avortement / Europe : politique

ONE OF US alarmée par la décision de la Commission européenne de financer «l’avortement transfrontalier »

ONE OF US alarmée par la décision de la Commission européenne de financer «l’avortement transfrontalier »

La Commission européenne a répondu à l’« initiative citoyenne » « My voice my choice », soutenue par le Parlement européen, qui demandait que l’Union européenne finance le déplacement et l’avortement, dans un pays où l’avortement est légal, de femmes de pays où il est illégal. La Commission européenne rappelle que l’avortement est du ressort des Etats membres, et ajoute que chaque Etat peut utiliser les fonds européens pour financer l’avortement d’étrangères : il lui suffit de reprogrammer son « fonds social européen plus ».

Communiqué de One of Us :

La Fédération européenne ONE OF US prend note qu’aucun nouveau fonds européen ne sera créé par la Commission européenne pour financer l’avortement transfrontalier, mais exprime sa profonde inquiétude et son indignation face à la réponse de la Commission européenne à l’initiative citoyenne européenne (ICE) « My Voice, My Choice ». Pour la première fois, la Commission ouvrira la possibilité pour un fonds existant, le FSE+ (Fonds social européen Plus), de financer l’avortement, qui plus est transfrontalier.

« Les traités de l’UE sont bafoués », déclare le professeur Tonio Borg, président de ONE OF US et ancien commissaire européen. L’avortement ne relève pas de la compétence de l’UE. La Commission européenne outrepasse ses propres pouvoirs dans un domaine aussi dramatique que l’avortement. »

One of Us condamne fermement l’utilisation d’un fonds européen destiné à aider les familles vivant dans la pauvreté. Cette mesure est doublement scandaleuse :

1. Classer l’avortement comme une nécessité en matière de soins de santé et le financer au titre des instruments de santé de l’UE reviendrait à dénaturer profondément la nature de l’avortement et à détourner des fonds destinés à améliorer l’accès aux soins de santé. L’avortement n’est pas une mesure de politique sanitaire au sens habituel du terme, qui consiste à prévenir ou à traiter une maladie. Il ne guérit pas une maladie, mais met intentionnellement fin à une vie humaine très jeune.

2. De plus, le FSE+ a été initialement conçu pour promouvoir l’inclusion et empêcher les familles avec enfants de sombrer dans la pauvreté. L’étendre au financement des avortements fait preuve d’un terrible cynisme. C’est comme si la Commission disait : « Nous pouvons vous aider à surmonter vos difficultés financières — voici de l’argent pour mettre fin à la vie de votre enfant. » Au lieu de soutenir vraiment les familles, et d’intégrer les enfants handicapés dans la société, l’UE paierait en fait pour leur élimination. Il s’agit là d’un renversement complet des valeurs humaines fondamentales. De plus, mécaniquement, les fonds destinés à soutenir les familles en précarité se trouveront réduits.

En outre, cette décision est un stratagème visant à contourner la décision du Conseil européen. Ce mécanisme exercera une pression sur les États membres pour financer le FSE+ : les contributions au FSE+ étant obligatoires, tous les États membres seront contraints de financer l’avortement de leurs propres citoyennes au-delà de leur législation nationale.

Enfin, ONE OF US rappelle sa propre initiative citoyenne européenne — « ONE OF US » — qui, en 2014, a recueilli 1,89 million de signatures, appelant les institutions de l’UE à s’abstenir de financer ou de soutenir de quelque manière que ce soit toute activité qui présuppose la destruction d’embryons humains. Cette ICE — fondamentalement opposée à « My Voice, My Choice » — reste l’initiative championne d’Europe. Elle rappelle avec force que des millions de citoyens européens continuent de réclamer la protection de la vie dès la conception.

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