Un prêtre ami nous adresse cet article sur le P. Gerentet de Saluneaux qui vient de mourir:
Après 60 ans de sacerdoce le RP Gerentet de Saluneaux nous a quittés à 91 ans. Il a pris froid, a été hospitalisé deux jours, a reçu les derniers sacrements et est parti rejoindre Celui qu’il a servi pendant 60 ans comme prêtre mariste mais surtout comme “vicaire” jamais nommé mais bien efficace à la paroisse de la Sainte Trinité à Lyon.
Ce furent des dizaines d’années d’un ministère très actif, en particulier auprès des scouts et guides Saint Louis, des groupes Domus Chrisiani, des messes à la paroisse et ailleurs. Le Père était toujours prêt à rendre service à tous ceux qui en avaient besoin.
Dans son enthousiasme sacerdotal, il vint parmi les premiers prêtres au pèlerinage de Chrétienté entre Paris et Chartres. Sous le pseudonyme “frère Martin”, il écrivit de très beaux textes pour le pèlerinage. Ce pseudonyme n’en était d’ailleurs pas vraiment un puisque, oblat du Barroux, il reçut l’oblature sous ce vocable. Lorsque le Cardinal Médina, alors Préfet de la Congregation du Culte divin, fut empêché de venir par les autorités supérieures, Notre-Dam de Chrétienté dut trouver un remplaçant. L’idée de faire célébrer la messe de clôture par un prêtre sans affectation et amoureux du pèlerinage vint très vite aux organisateurs. Le père Gerentet fut très heureux de ce choix.
Avant la FSSPX et la FSSP, la vraie foi fut transmise par des héros de la Foi – parmi lesquels notamment l’abbé Largier, curé, et un prêtre sans grade, le père Gerentet. Les funérailles de ce dernier seront célébrées dans la plus stricte intimité familiale. Mais espérons qu’une grand-messe de requiem puisse être célébrée en région lyonnaise.
La fin de sa vie sacerdotale fut douloureuse et il eut à faire à la justice des hommes et à la justice de l’Eglise. Nous pouvons désormais laisser cela à la justice et à la miséricorde de Dieu.
Prions pour le Père, pour le repos de son âme, pour sa famille et pour que de nombreux jeunes entendent l’appel du Seigneur: “Viens, suis-moi!”
