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Environnement

Plutôt que de se préoccuper du réchauffement climatique, ne serait-il pas plus raisonnable de lutter contre la pollution ?

Plutôt que de se préoccuper du réchauffement climatique, ne serait-il pas plus raisonnable de lutter contre la pollution ?

De Jean Rouxel dans Les 4 Vérités :

Le fameux GIEC vient de rendre son rapport annuel, plus alarmant que jamais, annonçant un réchauffement de 1,5 °C d’ ici la fin du siècle. Pourtant, paradoxalement, ce rapport déclare aussi que nous avons plus de temps que prévu pour prendre les décisions nécessaires pour freiner ce réchauffement. La réalité, c’est que nous sommes très largement dans le flou sur la température de la planète et son évolution dans les années à venir.

Les journalistes en mal de copie qui relaient ce type de rapports en 30 secondes occultent le fait que la terre est un éco-système complexe et que, par conséquent, si le taux de CO2 augmente dans l’atmosphère au cours des années à venir, cela pourra favoriser la croissance d’espèces végétales absorbant davantage de CO2, freinant le réchauffement. Ou bien, au contraire, celui-ci pourrait être accéléré par d’autres facteurs. Il a déjà été expliqué que le réchauffement climatique risquait fort de se traduire par un fort refroidissement de l’Europe: la fonte de la banquise entranerait en effet une baisse de la salinité de l’océan atlantique et donc une diminution du Gulf stream, courant marin qui réchauffe notre continent. Bref, nous ne savons pas grand-chose de l’évolution de ce système complexe.

D’autant que les mesures elles-mêmes sont sujettes à caution. Ainsi la NASA a-t-elle récemment constaté un refroidissement aux confins de l’atmosphère, lié à une diminution de l’activité solaire. Non seulement nous ne savons pas comment la Terre réagirait à un réchauffement climatique, mais nous ne sommes même pas sûrs que nous soyons en période de réchauffement durable. Quant à savoir la part que l’homme occupe dans l’hypothétique réchauffement climatique, c’est encore plus flou.

Ce qui me fascine avec les écologistes de comptoir, c’est d’abord leur prétention à tout maîtriser – un peu comme leurs maîtres communistes prétendaient maîtriser l’économie, avec le succès que l’on a vu. Mais le plus fascinant, c’est cette incroyable capacité à nous inviter à agir sur des variables que nous ne maîtrisons pas (qui d’entre nous va pouvoir diminuer le rayonnement solaire?), et à « oublier » ce que nous maîtrisons très bien. Plutôt que de se préoccuper du réchauffement climatique qui nous échappe, ne serait-il pas plus raisonnable de lutter contre la pollution qui, elle, est entièrement de notre fait ? Seulement voilà, les prétendus« écolos » sont de bons « progressistes » ; ils ne voudraient surtout pas abandonner la société de consommation. Alors, leurs leçons de morale, ils peuvent les garder pour eux !

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