D’Olivier Bault dans Présent :
Pour le lancement de sa première année universitaire et l’accueil du premier groupe d’étudiants, le Collegium Intermarium, une nouvelle université privée créée en Pologne avec l’ambition de devenir un îlot de liberté intellectuelle et de vérité dans un océan universitaire gaucho-progressiste (voir « Une nouvelle université conservatrice pour l’Europe centrale » dans Présent du 10 juin 2021), avait organisé le 1er octobre une conférence intitulée « Les lieux de vérité à l’époque de la cancel culture », ou « culture de l’annulation », c’est-à-dire de l’élimination professionnelle et sociale pour délit d’opinion.
Ce phénomène n’est certes pas aussi développé en Europe centrale qu’en Europe occidentale, mais il n’en existe pas moins, et l’Institut Ordo Iuris, une association polonaise d’avocats et juristes pro-famille et pro-vie derrière ce projet de Collegium Intermarium, affirme être intervenu une vingtaine de fois ces dernières années pour défendre des universitaires victimes de la cancel culture pour avoir affirmé par exemple pendant un cours que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme (comme l’affirme du reste la Constitution polonaise).
Ce projet de Collegium Intermarium est un peu comme l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) fondé à Lyon par Marion Maréchal et ce n’est donc pas un hasard si l’ancienne députée du Front national avait été invitée pour l’occasion à participer à un panel de discussion sur l’avenir de l’université. Un autre Français prenait part à la même discussion, Grégor Puppinck, le directeur du Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), de même qu’un universitaire américain, un journaliste du New York Post (le journal à l’origine de révélations mettant en cause l’honnêteté de Joe Biden et son fils, qui avaient été censurées par Facebook et Twitter juste avant la dernière élection présidentielle américaine) et un philosophe autrichien, avec pour modérateur le Polonais Jerzy Kwasniewski qui est le président de l’Institut Ordo Iuris.
Dès son lancement, le Collegium Intermarium tisse des liens avec le Mathias Corvinus Collegium (MCC) de Hongrie mais aussi avec l’ISSEP français, et trois secrétaires d’Etat de trois ministères différents, dont celui chargé de l’éducation et de l’enseignement supérieur, étaient venus s’exprimer en personne à la conférence d’inauguration de la première année d’études au Collegium Intermarium. Un ministre du gouvernement hongrois également président du conseil de surveillance du MCC, Balázs Orbán, s’est lui aussi exprimé par message vidéo afin d’apporter ses encouragements à la nouvelle université privée, expliquant l’importance de ces nouveaux établissements d’enseignement supérieur pour assurer un débat scientifique libre dans le contexte des efforts d’une certaine gauche néo-marxiste pour s’assurer une domination totale sur le monde universitaire européen et américain, avec trois angles d’attaque : l’idéologie du genre, l’idéologie « woke » et le politiquement correct. […]
“Face à la dérive #woke des universités, nous devons nous battre pour la #liberté académique, la liberté des chercheurs.”
Retrouvez le discours de @edouardhusson, docteur en Histoire, lors de la signature du partenariat entre le @CollegiumI et l’@ISSEP_Lyon hier en #Pologne. ⤵️ pic.twitter.com/4ZzQmBGE6t
— ISSEP (@ISSEP_Lyon) October 1, 2021
« Nous voulons former une nouvelle élite européenne qui portera une autre vision civilisationnelle de l’Europe. »
Retrouvez mon discours lors de la signature du partenariat entre l’@ISSEP_Lyon et le @CollegiumI hier à #Varsovie. ⤵️ pic.twitter.com/buWnEYKgoi— Marion Maréchal (@MarionMarechal) October 1, 2021