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France : Politique en France

Pourquoi faire des économies quand on peut balancer l’argent du contribuable par les fenêtres ?

Pourquoi faire des économies quand on peut balancer l’argent du contribuable par les fenêtres ?

Lu dans Les 4 Vérités :

Alors que la planète s’embrase et que les prix du gaz et du pétrole s’envolent, le gouvernement Lecornu vient enfin d’annoncer un « plan ».

Comme toujours dans ce monde de clientélisme électoral, ce plan ne consiste pas à baisser les charges mais à distribuer des chèques. Il n’est pourtant pas nécessaire d’être particulièrement doué en économie pour comprendre que les baisses de charges, redonnant instantanément à tous du pouvoir d’achat, sont considérablement plus justes que les aides et les subventions. Elles sont d’ailleurs aussi plus efficaces, puisqu’elles évitent de passer par des usines à gaz redistributrice – sans mauvais jeu de mots.

Les baisses de charges sont enfin mieux ciblées et évitent les effets d’aubaine puisque ceux qui en profitent le plus sont aussi ceux qui consomment davantage d’énergie.

Mais, la devise du gouvernement « français » est empruntée aux shadoks : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? (ajoutons : pourquoi faire des économies quand on peut balancer l’argent du contribuable par les fenêtres ?)

Bref, M. Lecornu et son équipe de pieds nickelés ont choisi de faire un « mini-plan » à base de « chèques ciblés ». Mini, il le sera, certes : alors que les Français achètent plus de 130 millions de litres de carburant par jour et qu’en moyenne, les carburants ont augmenté de 60 centimes par litre depuis le mois de janvier, le gouvernement propose un plan de 70 millions d’euros – c’est-à-dire un plan qui ne couvre même pas la hausse pour un seul jour de consommation !

Il n’est d’ailleurs pas inintéressant de noter qu’au prix actuel (autour de 2,20 euros le litre de gazole), l’État engrange plus de 170 millions d’euros de taxes sur les carburants par jour – soit pas loin de 50 millions d’euros de plus (je dis bien : par jour) qu’en 2025. Autant dire que nos « chers » dirigeants se moquent du monde. Il vaut mieux ne rien faire qu’agir ainsi.

Mais cette farce grotesque (et coûteuse) est révélatrice des obsessions de nos gouvernants : ils sont incapables de penser à des réductions de charges (persuadés de faire notre bonheur malgré nous) et ne peuvent imaginer que des chèques pour s’acquérir une nouvelle clientèle électorale. Le problème, comme disait naguère Margaret Tatcher, avec le socialisme, c’est que vous finissez un jour par avoir dépensé tout l’argent des autres. Nous y sommes.

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