Partager cet article

Pays : International

Quel droit peut invoquer celui qui ne respecte pas les lois électorales de son pays, emprisonne ses opposants ?

Quel droit peut invoquer celui qui ne respecte pas les lois électorales de son pays, emprisonne ses opposants ?

Réflexion du père Michel Viot à propos de ceux qui invoquent le respect du droit international pour condamner l’ingérence des Etats-Unis :

Les propos qui vont suivre n’engagent que moi et ne veulent que susciter une réflexion, rien d’autre. Quand j’entends invoquer le droit international à propos de l’affaire Maduro, je pense à André François Poncet (1887-1978) , ambassadeur de France en Allemagne de 1931 à 1938, auteur d’un livre remarquable (édité en poche) « Souvenirs d’une ambassade à Berlin, septembre 1931-ocobre1938 », Ed Flammarion 1946. Cet ambassadeur, ancien élève de Normale Sup, était non seulement agrégé d’allemand, mais spécialiste de culture allemande. Il a toujours pu parler à Hitler directement, sans interprète, et on sait qu’Hitler était flatté de cela et parlait plus « détendu » et plus complètement à son interlocuteur.

L’ambassadeur assista à l’arrivée d’Hitler au pouvoir en 1933 et écrivit dès 1934 aux dirigeants français «  les Allemands nous détestent et leur chef est complètement fou ». Lisez le livre, l’auteur démontre qu’Hitler ne tiendra aucun compte du droit international, ne donne aucune importance aux traités et à la parole donnée. Ainsi il prévient le gouvernement français en mars 1936 de la réoccupation de la Rhénanie, et indique que d’autres coups de force seront possibles, donc la guerre inévitable. Si, après Munich en 1938, Daladier (qui n’était pas dupe de ces accords) l’envoie à Rome, c’est pour essayer de mettre de notre côté Mussolini, en vue de la guerre, mais c’était trop tard ! Hitler, régulièrement élu à la tête de l’Allemagne, dont le programme d’agressions était connu, tout comme les idées criminelles méritait-il d’être protégé par un droit international qu’il ne respectait pas ? Supposons qu’il ait disparu de la scène politique après Munich ? (dès l’été 1939, Hitler commençait l’euthanasie des malades mentaux qui dura jusqu’en août 1941, 70 000 victimes. Notons que c’est le sermon de l’évêque de Münster, Von Galen qui révéla ce crime au grand public, et qu’Hitler arrêta tout officiellement, mais, il continua plus discrètement, puis ajouta la Shoah contre les juifs. L’horreur montait de plusieurs crans, chacun le sait.

Quels droits peuvent invoquer ceux qui ordonnent de telles choses ? En parallèle, et à propos du Venezuela, quel droit peut invoquer celui qui ne respecte pas les lois électorales de son pays, emprisonne ses opposants, oblige les autres à un exil de masse, manipule la justice ? Certes il ne faut pas que des situations d’exceptions justifient toutes formes d’interventions. Sans se précipiter dans des positions définitives, il faut attendre que le temps fasse son oeuvre, qu’on en sache plus sur le Venezuela, mais nous pouvons déjà acter les persécutions anti chrétiennes et l’irrespect des libertés essentielles, et de très graves soupçons sur le narcotrafique. Prions pour que les vénézuéliens retrouvent la paix et la liberté par un gouvernement qu’ils auront pu choisir librement et qui ait le souci du bien commun !

Rappelons que, peu avant Noël, le cardinal vénézuélien Baltazar Porras, archevêque émérite de Caracas, s’est vu notifier une interdiction de quitter le territoire vénézuélien.

Depuis les élections truquées de juillet 2024, Maduro se maintenait au pouvoir alors que l’Uruguay, l’Argentine, le Costa Rica, l’Équateur, le Panama, le Paraguay, le Pérou et la République dominicaine ont rejeté les résultats officiels. La réponse du gouvernement Maduro a été l’expulsion des représentations diplomatiques de ces pays et le retrait de leurs ambassadeurs. La Chine, la Russie et l’Iran ont reconnu la victoire de Maduro.

« À ceux qui prétendent que les États-Unis ne s’intéressent qu’au pétrole, je demande : croyez-vous que les Russes et les Chinois voulaient quoi ? La recette des arepas ? »

Sarah Knafo a ainsi réagit :

Quand une narco-dictature est une menace directe, notamment par le trafic de drogue, en inondant les Etats-Unis et l’Europe de ce poison, c’est elle qui viole notre souveraineté. Alors, ce n’est plus de l’ingérence que d’agir : c’est de la légitime défense. D’autre part, qu’a fait le droit international pour le peuple vénézuélien depuis 1999 ? Un peuple affamé par un régime criminel qui a détruit l’un des pays les plus riches du monde et déstabilisé toute la région. Le droit international de M. Mélenchon et consorts protège les tyrans contre les peuples, au lieu de protéger les peuples contre la tyrannie. Je préfère un réalisme qui sert la liberté et défend nos intérêts qu’un légalisme qui protège les bourreaux qui nous menacent.

Réaction du vice-président des Etats-Unis JD Vance aux critiques contre l’intervention américaine :

On entend souvent dire que le Venezuela n’a rien à voir avec la drogue car la majeure partie du fentanyl provient d’ailleurs.

Je souhaite aborder ce point : Tout d’abord, le fentanyl n’est pas la seule drogue au monde et il y en a encore qui proviennent du Venezuela (ou du moins il y en avait).

Deuxièmement, la cocaïne, principale drogue exportée du Venezuela, est une source de revenus essentielle pour tous les cartels d’Amérique latine. En supprimant les revenus générés par la cocaïne (ou même en les réduisant), on affaiblit considérablement les cartels. De plus, la cocaïne est un fléau !

Troisièmement, oui, une grande quantité de fentanyl provient du Mexique. Cela demeure un axe prioritaire de notre politique à l’égard du Mexique et explique pourquoi le président Trump a fermé la frontière dès son entrée en fonction.

Quatrièmement, je constate de nombreuses critiques concernant le pétrole. Il y a une vingtaine d’années, le Venezuela a exproprié des propriétés pétrolières américaines et, jusqu’à récemment, a utilisé ces biens volés pour s’enrichir et financer ses activités narcoterroristes. Je comprends les inquiétudes liées au recours à la force militaire, mais devons-nous rester les bras croisés et laisser un pays communiste piller nos ressources dans notre hémisphère ? Les grandes puissances n’agissent pas ainsi.

Les États-Unis, grâce au leadership du président Trump, sont redevenus une grande puissance. Il est bon de le constater.

Partager cet article

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services