Sonia Mabrouk avait désapprouvé à l’antenne le maintien sur la chaîne du groupe Canal + de Jean-Marc Morandini, malgré la condamnation de ce dernier pour corruption de mineurs. Interpellée par le député PS Jérôme Guedj, la journaliste avait indiqué ne «pas cautionner» le choix assumé de sa direction.
«Je n’en dors pas depuis plusieurs jours. Cette décision ne m’appartient pas. J’ai beaucoup de respect pour ma direction, ma hiérarchie, mais en aucun cas, cela ne vaut de cautionner cela. En aucun cas c’est une complaisance morale par rapport à ce dont nous parlons et qui est d’une gravité réelle. (…) CNews c’est ma chaîne de cœur et je vais vous le dire avec le cœur. Je suis une femme libre, une citoyenne, une mère de famille. Je suis mère d’une petite fille et je vais devenir mère d’un petit garçon dans quelques mois. Je suis personnellement engagée dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes. Je pense ce matin aux victimes et aux victimes les plus jeunes. Je pense aux mineurs».
Pascal Praud l’a soutenu sur X : «J’exprime ici toute ma solidarité à Sonia Mabrouk. Elle a trouvé les mots justes. J’aurais pu prononcer quasiment les mêmes paroles».
Puis, Laurence Ferrari auprès du Parisien . «En tant que femme et mère de famille, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel par la situation que nous vivons à CNews».
Hier, Sonia Mabrouk a annoncé sa démission de CNews, suite à une «altération certaine et effective de (s)a relation avec une partie de la direction de CNews». «Hier, aujourd’hui, comme demain, ma boussole restera la préservation de l’intérêt des victimes».
D’autres chaines d’informations seraient prêtes à la recruter.
