Dans un éditorial rapporté par le Courrier International, la revue Nature s’inquiète de l’usage grandissant, dans certains pays dont les États-Unis et le Japon, de tests génétiques complexes afin d’analyser et sélectionner les embryons en vue d’une fécondation in vitro (FIV). Des entreprises spécialisées promettent ainsi de prédire les risques de nombreuses maladies courantes favorisées par des dizaines, voire des milliers de gènes. Les couples ayant recours à la FIV ont dès lors la possibilité de sélectionner un embryon ayant a priori moins de chances d’être atteint de telles maladies.
Pourtant cette sélection, en plus de tous les problèmes éthiques qu’elle soulève, n’est pas encore fondée sur des faits scientifiques. Les scores d’évaluation des risques mis au point par les chercheurs reposent notamment essentiellement sur des données issues de groupes de personnes restreints et d’ascendance européenne. En outre, les scientifiques ne savent pas encore dans quelle mesure la sélection d’embryons présentant un risque relatif plus faible de contracter une maladie ne pourrait pas accroître les prédispositions à d’autres affections. Enfin, bon nombre de ces scores polygéniques prédisent des affections qui se déclarent plus tard dans la vie, sans prendre en compte l’impact de l’environnement.

Hubert
Idem pour les céréales, les fruits et les légumes. À force de sélection, nous ne cultivons plus que ceux qui donnent les meilleurs rendements. Sauf qu’en cas de maladie c’est toute la production qui flanche. Du coup les agriculteurs sont obligés de traiter toujours plus des plants qui sont de plus en plus fragiles. C’est un cercle vicieux.