Communiqué de One of us :
Le mercredi 11 mars 2026 après-midi, une conférence organisée au Parlement européen a réuni des parlementaires, des représentants de la société civile et des experts afin de discuter des implications de la récente décision de la Commission européenne concernant l’initiative « My Voice, My Choice » (MVMC) et de son impact sur les valeurs européennes et les mécanismes de financement.
L’événement a fait salle comble autour de députés européens issus de trois groupes politiques, représentant plus de la moitié du Parlement européen. Il a été ouvert par Paolo Inselvini (ECR) et Margarita de la Pisa (PfE), qui ont souligné qu’il existe aujourd’hui dans l’UE un besoin urgent de défendre les véritables valeurs de l’Union : la protection de la vie et la sauvegarde des plus vulnérables.
Parmi les intervenants figurait Ségolène du Closel, directrice de la Fédération européenne One of Us. Elle a alerté les participants sur l’importance de préserver à la fois la liberté et la vie dans l’élaboration des politiques européennes, et de rejeter l’injonction de choisir entre la vie ET la liberté que les promoteurs de l’avortement tentent d’imposer.
Au cours de cet événement, huit députés européens ont pris la parole, tandis que plusieurs autres députés étaient présents dans la salle. Matej Tonin, député européen du PPE, a rappelé que les trois revendications du MVMC ont été rejetées par la Commission européenne, les demandes visant à mettre en place de nouveaux mécanismes de financement européens et à allouer de nouveaux fonds à l’avortement, ainsi que de donner une suite législative à leur demande. Il a mis en évidence les tentatives de la Commission de manipuler l’opinion publique par le biais des allocations du FSE+ et par des opérations de relations publiques.
C’est ce qu’a confirmé Nicolas Bauer, expert juridique au Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), qui a déclaré que la Commission européenne avait commis un abus de pouvoir en allouant des fonds du FSE+ à des services d’avortement, sujet qui relève de la compétence des Etats membres.
D’autres députés européens ont noté avec inquiétude que, même si la réponse de la Commission ne constituait pas une victoire claire pour MVMC, on observe une montée inquiétante de l’influence de l’idéologie destructrice pro-avortement au sein des institutions de l’UE. Miriam Lexmann, de Slovaquie, a déclaré : « L’idéologie ne dure pas éternellement. »
Ce point de vue a été renforcé par Ségolène du Closel, qui a expliqué comment le MVMC et les acteurs pro-avortement recourent à la pratique du mensonge, des menaces, des actions antidémocratiques ainsi qu’à l’intimidation pour influencer l’opinion publique — et malheureusement, certains Commissaires européens. Ses remarques ont été soutenues par Bert Jan Ruissen et Jadwiga Wiśniewska, qui ont mis en garde contre le risque que la Commission cède à la pression et utilise à mauvais escient le FSE pour financer des services d’avortement hors du champ de compétence de l’UE.
Grégoire François-Dainville, directeur de la Fondation Jérôme Lejeune, a averti que l’ouverture du Fonds social européen (FSE) à l’avortement mettait en danger les personnes porteuses de trisomie 21, car les fonds destinés à les aider pourraient au contraire être utilisés pour les éliminer avant leur naissance. Depuis l’Italie, Maria Rachele Ruiu a réaffirmé son engagement à promouvoir le soutien à la maternité : « Toutes les tentatives visant à nous réduire au silence échoueront, car la vie est de notre côté. »
Le député européen Paulius Saudargas, membre du PPE, a conclu que la lutte pour la protection de la vie fragile est fondamentale, soulignant que la Commission européenne a l’obligation de répondre à l’initiative citoyenne européenne MVMC, mais toujours dans le cadre des traités de l’UE. Il a insisté sur le fait que l’Europe repose non seulement sur des valeurs communes, mais aussi sur le respect de la diversité des États membres, et que les institutions européennes ne doivent pas outrepasser leurs compétences. L’UE a bel et bien la compétence de soutenir la maternité, d’aider les femmes confrontées à des grossesses difficiles et de protéger les enfants.
La conférence s’est conclue par un appel clair aux institutions et aux décideurs politiques de l’UE afin qu’ils veillent à ce que les mécanismes de financement européens respectent la dignité humaine, les principes éthiques et les compétences des États membres. En un mot, le bon fonctionnement de la démocratie.
