Une grand-mère écossaise a comparu devant le tribunal après avoir été accusée d’avoir brandi une pancarte à moins de 200 mètres de l’hôpital universitaire Queen Elizabeth sur laquelle on pouvait lire : « La coercition est un crime, je suis là pour parler, seulement si vous le souhaitez. »
En 2024, le Parlement écossais a adopté une loi instituant des « zones d’exclusion » ou « zones tampons » de 200 mètres de large autour de toutes les cliniques pratiquant l’avortement en Écosse. Cette loi interdit le harcèlement, l’intimidation et toute forme d’influence sur les personnes souhaitant accéder à l’avortement.
Rose Docherty, 75 ans, a été accusée d’« influence » dans la zone tampon « alors qu’elle s’est contentée de se tenir paisiblement et silencieusement en offrant une conversation consensuelle et n’a approché personne, ni fait aucune déclaration sur l’avortement », selon le groupe d’avocats Alliance Defending Freedom (ADF), qui représente Docherty. Docherty est la première personne à être inculpée en vertu de cette nouvelle loi.
Après son arrestation, cette grand-mère de 75 ans a été placée en garde à vue pendant plusieurs heures. On lui a refusé une chaise dans sa cellule, bien qu’elle ait indiqué avoir subi une double arthroplastie de la hanche.
« Je n’arrive pas à croire que je sois ici aujourd’hui. Je me suis simplement tenue là, avec amour et compassion, offrant une conversation consensuelle à quiconque souhaitait s’engager ».
« Personne ne devrait être criminalisé simplement pour avoir engagé la conversation ». « Discuter n’est pas un crime dans les rues de Glasgow. »
Suite à l’arrestation de Docherty, le département d’État américain a exprimé son inquiétude :
L’arrestation de Rose Docherty est un autre exemple flagrant de la répression tyrannique de la liberté d’expression qui sévit à travers l’Europe.
Quand des grands-mères de 75 ans sont arrêtées pour avoir simplement manifesté pacifiquement et engagé la conversation, c’est le bon sens et les notions élémentaires de civilité qui sont mis à mal.
Les États-Unis dénonceront toujours ces violations des droits fondamentaux.
