De Jacques Trémolet de Villers dans France catholique :
[…] Rien d’étonnant, donc, à ce que Thérèse ait été déclarée patronne secondaire de la France à l’égal de Jeanne d’Arc puisqu’elle avait un sens très aigu de ce qui faisait le fondement du royaume de France, à savoir la famille. Quand elle appelait Louis Martin, son père, « mon roi », ce n’était pas une exagération mais une réalité car, dans le saint royaume de France, chaque père de famille est roi.
Une plaisanterie ancienne veut qu’en démocratie nous soyons tous égaux mais qu’il y en ait certains qui soient un peu plus égaux que les autres et qui, par le fait, profitent du système, vivant largement sur les contributions qui sont exigées de tout le peuple. Dans le système royal, tout le monde est roi. Il y en a juste un qui est un peu plus roi que les autres, mais la différence entre lui et les autres n’est pas de nature mais de simple degré, car tous ont le même souci qui est l’éducation des enfants et la transmission de l’héritage.
« J’aime la France, ma patrie »
Thérèse, qui avait écrit une pièce de théâtre pour le carmel sur Jeanne d’Arc, dans laquelle elle jouait Jeanne, mettait ces vers dans la bouche de l’héroïne :
« J’aime la France, ma patrie,Je veux lui conserver la Foi.Je lui sacrifierai ma vieEt je combattrai pour mon Roi. (…)Non, je ne crains pas de mourirC’est l’Éternité que j’espère ! »
Faisant parler Jeanne, elle parlait elle-même.
Saint Pie X affirmait qu’elle était la plus grande sainte des temps modernes. Sa simplicité et sa fermeté sont les sources modernes d’une espérance toujours renouvelée.