L’Union européenne a adopté « le principe d’une mission d’appui aux forces de sécurité intérieures, aux forces armées libanaises » selon les termes de Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. Cette mission, avec un mandat de trois ans, serait à la fois militaire et civile, afin d’accompagner l’armée libanaise dans ses missions de surveillance des frontières, de renseignement, de lutte contre la contrebande et la cybercriminalité.
On est bien loin des 7500 casques bleus de la Finul, la Force d’interposition des Nations Unies au Liban, dont le mandat prend fin le 31 décembre prochain.
Baisse de popularité pour le Hezbollah
L’institut de sondage Statistics Lebanon a réalisé un sondage au mois de septembre sur la popularité du Hezbollah au sein de la communauté chiite.
66,4% des personnes interrogées sont favorables à la remise des armes du Hezbollah à l’État. 71,1 % estiment que la décision de guerre et de paix doit relever exclusivement de l’État. 67,4% pensent aussi que le Hezbollah n’a pas atteint ses objectifs militaires ou ne les a atteints que partiellement. Enfin, 42,1 % des sondés expriment « de la déception, de la colère ou de l’inquiétude » vis-à-vis du Hezbollah.
Cependant une majorité des chiites interrogés continue de faire confiance au Hezbollah – 37,1 % « largement confiance » et 22,4 % lui accordent une « confiance modérée » – contre près de 90% au début de la guerre.
