Communiqué de l’Oeuvre d’Orient :
Alors que la situation militaire s’aggrave au Liban, l’État israélien a appelé les habitants vivant au sud du fleuve Litani, (voir carte) à évacuer leurs domiciles.
Depuis lundi, près de 60 000 personnes ont déjà quitté le Sud-Liban, et cet ordre d’évacuation pourrait provoquer le déplacement de centaines de milliers de civils supplémentaires.
Cette nouvelle crise ravive le traumatisme de juin 2024, lorsque plus d’un million de personnes avaient été déplacées à travers le pays. Aujourd’hui, beaucoup redoutent que ces départs ne deviennent définitifs et qu’ils ne puissent jamais regagner leurs terres.
Dans certains villages, la population hésite à partir malgré les risques. À Alma el-Chaab, village chrétien du sud, les habitants ont pour l’instant refusé d’évacuer, alors qu’en 2024 seules quatre ou cinq personnes étaient restées sur place.
À Beyrouth et dans d’autres régions du pays, les communautés chrétiennes se préparent déjà à accueillir les déplacés, comme elles l’avaient fait lors des crises précédentes. Églises, centres sociaux et associations s’organisent pour héberger les familles, sans distinction d’appartenance religieuse ou communautaire. Mais face à l’ampleur des déplacements attendus, la solidarité locale risque de ne pas suffire. Des centaines de milliers de personnes fuient dans l’urgence, souvent sans pouvoir emporter le nécessaire.
L’Œuvre d’Orient s’alarme du risque d’un exode durable et de la catastrophe humanitaire que provoquerait un déplacement massif d’une population déjà profondément fragilisée par les crises successives.
« Nos partenaires sur place sont déjà mobilisés pour accueillir les déplacés et soigner les blessés, mais les besoins vont rapidement dépasser leurs capacités », explique Vincent Gelot, directeur pays de L’Œuvre d’Orient au Liban.
L’Œuvre d’Orient lance une collecte exceptionnelle afin de soutenir les communautés locales mobilisées pour l’accueil des déplacés et l’aide humanitaire.
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