Sans attendre la décision du tribunal administratif de Strasbourg, suite au recours en référé déposé par l’intersyndicale FO, CFDT, CGT, CFTC, CFE-CGC, contre l’arrêté du préfet de la Moselle autorisant l’ouverture des commerces le Vendredi Saint, le préfet Pascal Bolot est revenu sur son arrêté.
Dans un communiqué, il explique :
«Par un arrêté en date du 23 mars 2026, j’ai autorisé, à titre exceptionnel, l’ouverture des commerces de détail dans l’ensemble des communes du département le vendredi 3 avril 2026.
Cette décision n’avait pour objet ni la remise en cause du droit local applicable en Alsace-Moselle, ni le caractère férié du Vendredi saint, auquel les Mosellans sont profondément attachés.
Elle s’inscrit pleinement dans le cadre des dispositions du droit local, aujourd’hui intégrées au Code du travail, qui permettent à l’autorité administrative que je représente d’adapter, de manière uniforme à l’échelle départementale, les conditions d’ouverture des commerces, sans se limiter aux seules communes dotées d’un temple protestant ou d’une église mixte.
Cette décision s’appuie donc sur les possibilités prévues par la loi et permet, de manière encadrée et exceptionnelle, d’adapter les règles en vigueur, tout en respectant pleinement les principes auxquels chacun demeure attaché.
Néanmoins, sans préjuger de la décision du tribunal administratif de Strasbourg, saisi par des organisations syndicales, je suis attentif aux réactions que cette décision a suscitées, tant au sein des communautés chrétiennes qu’auprès des commerçants, qui font part des difficultés concrètes rencontrées pour organiser l’ouverture de leurs établissements dans un délai contraint.
Conscient que ce changement appelle une concertation plus élargie et mieux anticipée, il m’apparaît préférable de reconduire, pour cette année, la fermeture des commerces de détail dans l’ensemble du département.
J’engagerai, dans les mois à venir, un dialogue avec l’ensemble des acteurs concernés afin d’envisager, de manière apaisée et collective, les conditions de sa mise en oeuvre à l’horizon 2027.»
