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Europe : politique / France : Société

Agriculture : l’UE distribue des subventions aliénantes d’une main et rédige de l’autre des réglementations folles

Agriculture : l’UE distribue des subventions aliénantes d’une main et rédige de l’autre des réglementations folles

Dans L’Homme nouveau, Arnaud Jaÿr, paysan et philosophe, décrypte la crise agricole. Extraits :

[…] D’une part, les agriculteurs sont pris en tenaille par les primes euro-gouvernementales qui les tiennent, et d’autre part, par le libre-échange mondial de la république universelle (conçue par Kant, Mandeville ou Adam Smith), qui les étouffe. La « paix des nations » du cosmopolitisme, le « doux commerce entre les peuples » de Montesquieu, selon les formules des utopies du XVIIIe siècle, entrent en guerre aujourd’hui contre les agriculteurs. L’arrivée en masse des tracteurs français à Bruxelles le 19 décembre dernier ne s’est pas trompée d’adversaire : là réside le nœud du problème, qui distribue des subventions aliénantes d’une main et rédige de l’autre des réglementations folles.

Pour comprendre la collusion entre démocratie et totalitarisme européen, il est intéressant de se pencher sur le jumelage des parlements et de la Commission européenne (non élue). Nos parlements, français ou européens, passent leur temps à valider en lois (françaises ou européennes) des textes de la Commission européenne, rédigés par des commissaires nommés et envoyés à Bruxelles par le président de la République. Pour la partie agricole, il s’agit souvent de hauts fonctionnaires ayant un rapport totalement hors sol avec la terre.

Cet abandon de notre souveraineté, agricole entre autres, est largement voté par des parlementaires qui seraient censés s’y opposer, au vu des discours électoraux de leurs partis. La soumission aveugle à ces lois n’est pas une obligation pour les dirigeants d’un pays bien géré. Il y a par exemple dans notre Code civil des lois dont l’infraction n’est pas sanctionnée par l’État. C’est la question de la distance d’appréciation réaliste entre les principes et leur application, entre le droit écrit et les situations de fait. L’application européenne du décret d’abattage des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire bovine devrait relever de cette distinction. On voit un pays comme l’Italie conserver ses troupeaux et ne sacrifier que les bêtes réellement malades, pendant que le gouvernement français déploie un zèle frénétique à appliquer la consigne d’abattage massif. Au risque de mettre en péril le cheptel français, un des plus performants au monde, en matière de patrimoine génétique et de qualité de la production (viandes, fromages). Une fois de plus, l’Italie vit dans son tort quand la France meurt dans son droit. D’autant que l’on sait que l’abattage des troupeaux n’est pas une bonne solution sanitaire, la quarantaine suffit, le virus étant moins dans les animaux sains que dans l’air lui-même.

On voit là que le problème est plus politique que social, c’està-dire qu’il dépasse une profession pour toucher tout un pays, dont les principaux secteurs vitaux (santé, éducation, industrie, justice, armée…) sont lourdement meurtris par l’illusion démocratique. Les sondages récents montrent que 76 % des Français sont opposés au Mercosur et c’est pourtant ce vers quoi leurs différents gouvernements tendent depuis 1999. Cette trahison des élites se retrouve dans bien des domaines et montre que le peuple français est trompé par ceux qui prétendent le représenter. Cette oligarchie politico-médiatique obéit à une administration technocratique non élue qui a confisqué le pouvoir, empêchant son remplacement par une politique réaliste. […]

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