Communiqué de la Marche pour la vie :
La bien mal nommée Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) tente de tordre le bras aux parlementaires avec un sondage qui montrerait que 87% des Français souhaitent « pouvoir choisir entre les soins palliatifs et une aide active à mourir encadrée par la loi ».
Le seul problème, c’est que ce chiffre fantastique ne signifie rien.
D’abord, parce que le terme « aide active à mourir » est un euphémisme qui cache la réalité de l’assassinat légalisé. Depuis des mois, les promoteurs de la loi refusent de parler d’euthanasie et de suicide assisté et cachent donc la réalité aux Français. Sans doute parce qu’ils savent que, si la réalité était connue, l’adhésion populaire serait nettement moins forte…
Ensuite parce que l’alternative est trompeuse. D’une part, les soins palliatifs ne sont pas disponibles partout, mais d’autre part, surtout, les soins palliatifs disparaîtront inéluctablement si l’euthanasie est légalisée – sauf pour les plus fortunés qui auront les moyens de se les offrir.
Plus grave encore, l’ADMD occulte prudemment le fait que la loi en cours de discussion n’a rien d’une loi de liberté : tous les établissements seront tenus de proposer l’euthanasie (y compris les établissements religieux qui seront donc contraints à fermer, aggravant encore la crise de l’hôpital) ; ni les médecins, ni les psychologues, ni les proches ne pourront tenter de dissuader un patient de demander l’euthanasie sous peine d’encourir deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour « délit d’entrave » (alors même qu’il n’existe aucun délit d’incitation !) ; et les critères d’éligibilité à l’euthanasie et au suicide assisté sont si vagues que des personnes pouvant parfaitement vivre dix ou vingt ans de plus pourront en « profiter » tandis que le handicap pourra devenir une cause de mort administrée, ouvrant ainsi la voie à un eugénisme d’Etat.
Tous les sondages (même celui de l’ADMD, mais plus encore le récent sondage de la Fondapol) le montrent, quand il est question de fin de vie, ce que les Français souhaitent vraiment, ce n’est pas la légalisation de l’euthanasie, c’est le traitement de la souffrance (donc les soins palliatifs). Et donc, au nom d’une prétendue adhésion massive des Français à l’euthanasie, nous allons tuer les soins palliatifs qu’ils réclament réellement. Joli tour de passe-passe !
