"Aux malheureux qui restent prisonniers de la caricature d’un Dieu des interdits (…) le Pape rappelle l’évidence : Dieu n’est pas celui qui demande ou commande, mais d’abord celui qui donne. (…) On notera la formule prudente : l’amour n’est plus ‘seulement’ un commandement, ce qui veut dire qu’il le reste aussi. Comment comprendre cela ? Lorsque Dieu commande, c’est encore pour lui une façon de donner. (…) Les «commandements» ne sont que le code d’honneur par lequel les hommes libres prennent les moyens de rester fidèles à la liberté qui leur a été accordée. (…) L’amour est l’objet d’un commandement parce que, comme tout dans l’homme, il a besoin d’une éducation (…) pour lui permettre de s’épanouir pleinement."
L’amour "n’est ni le corps ni l’âme isolés l’un de l’autre, mais la personne. C’est pourquoi la doctrine catholique place parmi les «biens du mariage» ce qu’elle appelle le «remède à la concupiscence». Les sots comprennent : la sexualité est une maladie (…). Mais cela signifie : le désir, créé par Dieu, est un bien. C’est précisément parce qu’on le respecte qu’il faut l’éduquer, le mener vers ce qui peut vraiment le satisfaire comme désir pleinement humain."
"L’amour du prochain ne consiste pas seulement à donner quelque chose, mais à se donner soi-même (…). L’amour est quelque chose que l’on «fait», comme on le dit au fond très bien, à condition de ne pas oublier que c’est déjà lui qui nous fait."
Une analyse résumée dans le titre de ce message, citation de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, patronne des missions.